Désir : le nouvel opus de Dag Johan Haugerud interroge les tabous de la sexualité
Le film « Désir », troisième volet de la trilogie consacrée à Oslo par Dag Johan Haugerud, examine les complexités des relations humaines en pleine crise de la quarantaine. À travers l’histoire d’un ramoneur qui vit une aventure inattendue, le réalisateur plonge au cœur des questions sur l’amour et la fidélité.

Un récit audacieux
Le film met en scène un ramoneur, père de famille épanoui, qui entre dans une relation imprévue avec un client. Cette expérience est présentée non pas comme une infidélité ou l’éveil d’une homosexualité latente, mais comme une occasion d’apprentissage enrichissante.
Une critique ouverte aux interrogations sociétales
« Désir » était initialement intitulé « Sex » en France, mais a finalement pris le nom plus pudique suggérant un regard teinté de réserve sur ses thèmes explorationnels. Le film aborde du même coup la question délicate soulevée par Dag Johan Haugerud : « Avoir une relation homosexuelle et s’en confier est-ce trahir la femme de sa vie ? » Avec son humour scandinave bien à lui, il met en lumière des situations souvent peu discutées.
Parmi les références culturelles que le film convoque se trouvent David Bowie, Hannah Arendt, et Frank Lloyd Wright, créant ainsi un mélange original d’éléments modernes et historiques pour enrichir son propos.
Un regard sur les superstitions
Le long-métrage offre aussi des éléments inattendus à travers des croyances populaires telles que celle selon laquelle croiser un ramoneur le jour de son mariage porte chance aux époux. Une approche humoristique qui se confirme quand il relie l’acte sexuel à une communion spirituelle avec la Vierge Marie.
L’œuvre promet d’être tanto bavarde que brillante, faisant osciller le spectateur entre contemplation et amusement.
Cette nouvelle exploration cinématographique souligne combien il est crucial aujourd’hui de ne pas céder face aux tabous contemporains tout en rendant hommage aux valeurs traditionnelles. L’histoire racontée par Haugerud semble résonner particulièrement dans notre époque où les discussions autour de la sexualité restent encore parfois sensibles.