Ségolène Royal présente ses propositions pour la sécurité des enfants
Ségolène Royal, ancienne ministre socialiste, dévoile une série de propositions en faveur de la sécurité des enfants dans son nouvel ouvrage « Mais qui va garder les enfants ? », attendu le 28 octobre. Dans une interview accordée à Paris Match, elle évoque sa vision pour refonder la société autour du pacte des générations. Dans son livre, Ségolène Royal explique que l’objectif est d’instaurer un ordre générationnel juste où « la génération nouvelle se dise « On est heureux d’être là, on va à notre tour donner la vie si l’on en a envie » ».
Selon elle, cette chute de la natalité témoigne d’un grand pessimisme face à l’avenir. Elle souligne trois priorités : garantir la sécurité au quotidien, protéger la planète et lutter contre toutes formes de violence. « Au lieu de se dire « On va autoriser de nouveau le glyphosate et les néonicotinoïdes » , c’est dire : « Non, les pays européens s’aligneront sur la France car on fera la meilleure alimentation possible » », affirme-t-elle.

Pour anticiper et prévenir les violences telles que le harcèlement scolaire, Royal propose notamment l’installation de caméras dans les crèches et salles de classe. « Ce serait surtout très préventif. Les agressions dans les cours d’école pourraient être prévenues aussi… La petite fille de 9 ans qui vient de se suicider, alors qu’elle pleurait tous les soirs, avec une caméra on aurait pu dépister le harcèlement », déclare-t-elle. Elle met également en avant l’importance d’une formation pour les parents ainsi que des initiatives comme les maisons de parentalité.
« Quand j’étais ministre de l’Enseignement scolaire, j’ai créé les Semaines des parents. ça s’apprend, le métier de parents », rappelle-t-elle. En portant ces idées novatrices, Royal laisse entendre qu’elle pourrait jouer un rôle significatif lors des élections primaires à gauche pour 2027. Cependant elle clarifie : « Ce livre n’est pas un acte de candidature mais une lettre d’encouragement à la génération dépossédée ».
Ces déclarations mettent en lumière des enjeux cruciaux concernant le futur des jeunes générations et soulèvent ainsi des débats nécessaires sur leur bien-être et leurs droits au sein d’une société en mutation.