La nouvelle série Dept. Q, diffusée sur Netflix, met en avant Carl Morck, un détective anglais au caractère difficile, interprété par Matthew Goode. Adaptation des romans de Jussi Adler-Olsen, la première saison explore l’enquête sur la disparition d’un procureur tout en développant une dynamique intrigante entre des personnages brisés et souvent sous-estimés.
Une équipe peu ordinaire
Carl Morck est décrit comme un policier anglais au tempérament colérique, principalement affecté à Edinburgh après un mariage malheureux. La série débute avec lui et son partenaire Hardy (Jamie Sives) abattus par un tireur inconnu, laissant Carl fortement marqué par cet événement.

Lors de ses interactions avec d’autres agents, notamment au sein d’une petite île écossaise, il fait face à un scepticisme ambiant. À ce propos, le constable local déclare : « Je vous connais depuis deux minutes et déjà j’ai l’impression qu’il n’y a pas grand-chose qui est d’accord avec vous ».
Malgré son caractère difficile à aimer et sa posture abrasive envers ses collègues – y compris sa patronne Moira (Kate Dickie), qui lui demande sarcastiquement : « Vous êtes-vous déjà arrêté et vous vous êtes demandé pourquoi les gens vous détestent ? » – Carl se trouve malgré tout propulsé au centre de l’action grâce à la création d’une unité spécialisée dans les affaires non résolues.
Une nouvelle direction pour le détective
L’intrigue principale tourne autour de la disparition du procureur Merritt Lingard (Chloe Pirrie). Les dynamiques interpersonnelles entre les membres de l’équipe sont pertinentes ; Rose (Leah Byrne), ancienne employée dans une branche sans issue après avoir subi un traumatisme personnel sérieux, prouve son potentiel en investissant pleinement dans cette recherche criminelle.
À mesure que l’histoire progresse, Dept. Q jongle habilement avec plusieurs tons allant du drame émotionnel aux moments plus légers. Cela permet aux personnages secondaires tels que Claire (Shirley Henderson) ou Dr Irving (Kelly Macdonald) de faire leurs preuves bien au-delà des clichés initiaux.
Un casting prometteur
L’ensemble du casting apporte une profondeur à chaque rôle : Matthew Goode incarne parfaitement ce héros torturé et attachant tandis qu’Alexej Manvelov agit comme son contrepoids silencieux mais menaçant. La combinaison des éléments comiques et tragiques fait écho à certains autres succès télévisuels contemporains mais parvient néanmoins à maintenir son identité propre.
À mesure que les révélations s’accumulent autour des mystères liant Merritt Lingard ainsi que celui lié aux blessures subies par Carl & Hardy pendant leur opération antérieure, on comprend mieux comment ces événements ont façonné le parcours bref mais intense de cette première saison.
Les neuf épisodes sont maintenant disponibles sur Netflix et ouvrent la porte possible vers davantage d’explorations narrative dans le même univers criminel captivant proposé par Jussi Adler-Olsen. Reste désormais à savoir si Netflix sera capable de produire ces saisons additionnelles dans des délais optimisés similaires à ceux adoptés récemment par Apple pour Slow Horses.