Bali : l'île désenchantée, entourée de gens méconnaissant nos lois et traditions

Bali : entre tourisme de masse et traditions en péril

Depuis des décennies, l’île de Bali, autrefois paradis idyllique, fait face à une transformation radicale causée par le surtourisme, la pollution et les menaces sur son patrimoine culturel. Les témoignages d’habitants et d’experts évoquent une société en mutation rapide, ainsi qu’une nature mise à mal par un développement incontrôlé.

Bali : l’île désenchantée, entourée de gens méconnaissant nos lois et traditions

Transformation de Canggu

Les rizières ont cédé la place à des espaces commerciaux modernes. Agus, 72 ans, agriculteur local déclare : « Au début des années 2000, nous avions en fermage 200 hectares de rizières contre à peine une dizaine aujourd’hui ». Cette conversion vers l’urbanisation entraîne des conséquences économiques dramatiques pour les agriculteurs balinais.

Concurrence du tourisme

Le sociologue Jean Couteau se remémore avec mélancolie ses débuts dans les années 1970 : « Quand je suis arrivé ici, tout était magique ». L’afflux touristique a altéré ce paysage naturel qui charmait jadis ceux qui y mettaient les pieds. Returnant au présent, Niluh Djelantik, sénatrice élue en 2024 expose son inquiétude face aux dérives du tourisme : « Nous sommes envahis de gens qui ne respectent ni nos lois ni nos coutumes », avant d’appeler à un changement urgent du modèle touristique pour préserver cette culture unique.

Dégénérescence environnementale

La dégradation environnementale est également préoccupante. La décharge de Suwung devrait fermer dans quelques années tandis que l’île croule sous ses propres déchets ; Imade Dwi Bagiasa témoigne : « L’eau était claire quand j’étais enfant. Aujourd’hui c’est un bourbier noirâtre ». En conséquence, le système écologique complexe cher au cœur des Balinais souffre sous le poids du tourisme intensif.

Bali attire chaque année près de 7 millions de visiteurs et pourrait devenir la première destination évitée par Fodor’s en 2025. Des personnages influents comme Cok Ace mettent aussi en lumière les inégalités résultant d’un urbanisme non régulé : « Il y a une mauvaise répartition des touristes… tout est décidé par le pouvoir central ».

Protection de la tradition

Dans ce contexte lourdement chargé ces dernières années par la pandémie et le retour massif des touristes étrangers notamment russes ou ukrainiens, certains cherchent encore à protéger ce qui fait l’essence même de Bali. Mathias Giacardy propose une approche alternative prônant un tourisme davantage centré sur l’authenticité afin d’éviter les pièges du mondialisme consumériste où tout semble se réduire à des atrocités hédonistes sans frappe très marquante sur la tradition balinaise vivante, synonymes forts précieux encore pour nous tous mais surtout eux-mêmes, demeurent ancrées malgré tout dans cette terre mythologique.

Les témoignages entrent donc, chacun laissant pendre chaque mot imprégné, touchant tendrement, symbole indissociable des épreuves vécues, plus souvent récusés, faisant ressortir l’histoire vraie battue, résonnant chers peuple, insouciances multiplies, surtout valorisées, enregistrées, imploration ultime, nausées profondément vibrant, émotions allongées, terre sacrée dont reflet riche demeure, importance investiguer, vigilance résignée, affinements.

Journaliste spécialisé dans l’actualité, je combine dix ans d’expérience en rédaction avec une curiosité constante pour la société et l’innovation. Marié et passionné de randonnée, j’aime partager une information claire, fiable et accessible à tous.