Le football, véritable remède anti-âge pour une centenaire passionnée
Beverly, grand-tante de 93 ans, témoigne que le football a non seulement façonné sa vie, mais lui a aussi permis de rester mentellement alerte. Supporter des Steelers et des 49ers depuis plus de 70 ans, elle considère ce sport comme un lien précieux avec sa famille et son meilleur secret pour demeurer en forme.

Chaque dimanche matin, Beverly commence sa journée tôt dans son fauteuil inclinable à Las Vegas, prête à suivre les émissions d’avant-match. « S’il y a un match à Londres, je me lève à 7 heures. Ensuite, je regarde jusqu’à 22 heures », confie-t-elle au téléphone. Pour elle, le football n’est pas qu’un simple passe-temps : « Cela me permet de sauter et de rester en vie », déclare-t-elle fièrement.
Beverly est tombée amoureuse du jeu alors qu’elle était adolescente à Brooklyn : « C’est depuis combien de temps que j’aime le football », dit-elle avec une nostalgie palpable. Son mariage avec Herbert a consolidé cette passion ; après le déménagement de son fils Peter en Californie, elle s’est mise à soutenir les 49ers, tout en conservant ses racines avec les Steelers.
Durant la semaine, Beverly ne rate aucun match et reste connectée aux membres de sa famille grâce au football : « Pendant les jours de match, je garde mon téléphone près de moi pour appeler si je suis confuse concernant une pièce », partage-t-elle. Au-delà du résultat final du jeu qui l’enthousiasme, « Bien sûr que je crie ! », c’est la stratégie qui lui plaît particulièrement.
Elle analyse attentivement chaque joueur et suit les statistiques comme s’ils étaient sous ses yeux aujourd’hui même. Elle mêle cette passion sportive à des jeux télévisés pour stimuler encore plus son esprit : « Je vois à combien de questions je peux répondre ». Même sans participer au fantasy football officiel, Beverly développe intuitivement ses propres pronostics sur les matchs basés sur ses analyses personnelles.
La vitalité dont fait preuve Beverly rappelle que la passion peut être un véritable moteur dans la vie. À 93 ans, malgré la solitude physique liée à sa vie autonome à Las Vegas, elle se construit une communauté autour du sport : « Je ne me sens jamais seule parce que j’ai bâti une communauté ».
Au terme d’un échange chaleureux par téléphone rempli d’éclats animés sur le football – symbole vivant d’une jeunesse éternelle –, elle conclut avec humour : « Je raccroche maintenant parce que c’est le football du dimanche ».