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Le retour d’un chef-d’œuvre : « Mahjong » d’Edward Yang enfin sur les écrans

Après presque trente ans d’attente, le long-métrage « Mahjong » du réalisateur taïwanais Edward Yang, décédé en 2007, fait enfin son apparition en salles. Ce film à la croisée des genres – comédie, polar et mélodrame – a vu Virginie Ledoyen dans le rôle principal féminin alors qu’elle n’avait que 18 ans. À l’occasion de cette sortie tant attendue, l’actrice s’est confiée à Paris Match sur son expérience cinématographique.

Une découverte inattendue

Virginie Ledoyen raconte comment elle a intégré le casting de « Mahjong ». En effet, sa première rencontre avec Edward Yang remonte à une présentation à New York de « L’eau froide », un film d’Olivier Assayas. Elle se souvient : « J’accompagne Olivier à New York pour présenter le film. Or, Olivier. a sympathisé avec beaucoup d’auteurs prestigieux… dont Edward Yang ».

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Un processus créatif singulier

Ledoyen revient également sur le pourquoi du tournage prolongé de plusieurs mois. Cela est dû au style méticuleux de Yang qui faisait preuve d’une approche architecturale concernant son œuvre : « Il pouvait arrêter le tournage une semaine entière pour voir les rushes ». Des changements étaient même faits au besoin ; elle rappelle qu’après un mois et demi il avait décidé de remplacer un acteur principal.

Concernant la sortie tardive du film, Virginie explique que des conflits liés aux droits avaient bloqué sa distribution pendant des années après les succès ultérieurs du réalisateur notamment avec « Yi Yi ».

Une carrière entre discrétion et choix personnels

Malgré une carrière bien remplie et reconnue internationalement grâce à des films tels que « La plage », menée par Leonardo DiCaprio, Ledoyen reste très discrète médiatiquement. Elle affirme que cela fait partie intégrante de sa nature. Engager davantage sa présence publique serait risquer son intimité personnelle bâtie autour de sa famille.

Sur ses projets récents dans la télévision française ou au cinéma – tels que travailler sous Alexandre Astier dans la suite de Kaamelott –, elle déclare avoir toujours eu un amour profond pour la lecture qui lui a insufflé son désir initial d’être actrice.

Réflexions sur #MeToo

Interrogée sur le mouvement #MeToo ainsi que Benoît Jacquot qu’elle a connu personnellement pendant leur relation professionnelle, Ledoyen précise ne pas avoir rencontré de difficultés avec lui : « Je n’ai jamais eu de problème d’aucune sorte avec Benoît ». Cela dit, elle considère essentiel que ce mouvement soit porteur avant tout d’une évolution positive dans les comportements humains: « Il faudrait être complètement rétrograde [.] pour ne pas voir que ce mouvement va dans le sens de l’histoire ».

Ainsi émerge une Virginie Ledoyen réfléchissant sur ses expériences tout en livrant une interprétation fidèle à Edwards Yang qui représente un pan important non seulement dans sa vie mais aussi celle du cinéma indépendant mondial.

Journaliste spécialisé dans l’actualité, je combine dix ans d’expérience en rédaction avec une curiosité constante pour la société et l’innovation. Marié et passionné de randonnée, j’aime partager une information claire, fiable et accessible à tous.