Thierry Ardisson, figure emblématique de la télé française, a déclenché un tollé lors de son passage dans l’émission Quelle Époque ! diffusée le 10 mai sur France 2. Ses propos comparant la situation à Gaza avec les camps d’Auschwitz ont suscité l’indignation du Crif et de la Licra. Le lendemain, l’animateur a publié un communiqué pour exprimer ses regrets.
Thierry Ardisson et l’émission Quelle Époque
Dans cette émission, animée par Léa Salamé, Thierry Ardisson a partagé des réflexions personnelles sur sa vie, notamment sa première expérience homosexuelle : « Ça n’a pas marché, le mec m’a raté » et « Je serais peut-être devenu homosexuel ». Cependant, c’est sa déclaration sur Gaza qui a fait grand bruit. Il a affirmé : « C’est Auschwitz, voilà, c’est tout ce qu’il y a à dire », ajoutant qu’aujourd’hui nous vivons une situation similaire à celle d’autrefois où il était dit que « on ne savait pas ».

Les réactions face aux propos controversés
Face aux critiques croissantes, notamment de la part du CRIF qui s’est exprimé sur X en déclarant que « pour quel autre conflit utilise-t-on ces comparaisons avec la Shoah ? », Jenny Arfi, présidente du CRIF, a précisé : « Aucune critique d’Israël ne justifie de le nazifier ». La Licra a également condamné cette comparaison en soulignant : « Gaza n’est pas Auschwitz ».
Les excuses de Thierry Ardisson
Le dimanche suivant, à travers un communiqué officiel, Thierry Ardisson s’est excusé pour ses propos jugés exagérés. Dans son message, il écrit : « J’ai comparé Gaza à Auschwitz. L’émotion était sans doute trop forte. Je prie mes amis juifs de bien vouloir me pardonner ». Il rappelle aussi ses actions contre l’antisémitisme, incluant sa participation à une marche contre celui-ci prévue pour novembre 2023.
La réaction de l’équipe de Quelle Époque
L’équipe de Quelle Époque ! a également réagi via leur compte X en soutenant que « la Shoah ne saurait être banalisée », précisant leur vigilance face à toute forme de haine.
Un débat crucial sur la responsabilité des médias
Ces événements ouvrent un débat crucial sur la responsabilité des médias concernant leurs discours et comparaisons lors des crises contemporaines.