Trois raisons pour lesquelles les investisseurs se détournent de la guerre commerciale.

Les investisseurs mondiaux adoptent un optimisme marqué face à la guerre commerciale de Trump

Une récente enquête menée par Bank of America (BOFA) révèle que les investisseurs semblent avoir surmonté leurs inquiétudes concernant la guerre commerciale sous l’administration de Donald Trump. En juillet, le sentiment des gestionnaires de fonds a atteint son plus haut niveau depuis longtemps, favorisé par l’espoir de bénéfices d’entreprises en hausse et une tendance décroissante des attentes économiques grimées d’une éventuelle récession.

Trois raisons pour lesquelles les investisseurs se détournent de la guerre commerciale

Un sentiment positif en hausse

L’enquête mensuelle du Fonds Global Fund de BOFA, réalisée entre le 3 et le 10 juillet, indique une augmentation significative du moral parmi les investisseurs. Le sentiment des gestionnaires de fonds est passé à 4,3, contre 3,3 le mois précédent. Il s’agit du niveau le plus élevé enregistré depuis février dernier. Malgré les menaces tarifaires persistantes émanant de Trump, les gestionnaires se montrent optimistes quant au marché boursier.

Moins d’inquiétudes sur une récession

Selon cette étude, 59% des investisseurs estiment qu’une récession mondiale est peu probable dans l’année à venir. C’est un chiffre qui a diminué au cours des cinq derniers mois. Toujours dans ce contexte économique rassurant, 65% des gestionnaires de fonds anticipent un « atterrissage doux », tandis que seulement 21% croient à un « non-atterrissage » qui permettrait à l’économie de continuer sa croissance sans interruption.

Optimisme sur les bénéfices

Les gestions des fonds sont également confiantes quant aux résultats financiers des entreprises pour le deuxième trimestre. À cet égard, 42% des répondants prévoient que le résultat par action dépassera les attentes établies. Ce changement dans l’optimisme reflète une tendance haussière : selon Morgan Stanley, la mesure relative aux révisions bénéficiaires est passée d’un seuil négatif (-25%) à +3%.

Hardika Singh, stratège économiste chez Fundstrat note : « L’ambiance en ce moment est : sous-promises et surdemandes ». Elle évoque la clarté retrouvée autour des tarifs comme catalyseur potentiel pour ces gains.

Impact croissant de l’intelligence artificielle

Le rôle croissant de l’intelligence artificielle suscite également beaucoup d’intérêt parmi les investisseurs. Plus de 40% d’entre eux affirment que cette technologie commence déjà à améliorer la productivité au sein des entreprises. Près d’un quart pense qu’un impact encore plus significatif sera ressenti dès l’année prochaine.

Skyler Weinand, directeur des investissements chez Regan Capital a commenté : « Le marché est devenu engourdi par les mouvements de l’administration et se concentre plutôt sur l’IA… ».

Cet enthousiasme pour l’IA se ressent distinctement jusque dans la performance boursière ; un ETF suivant sept grandes entreprises technologiques a vu son cours augmenter près de 40% depuis début avril.

Alors que la situation géopolitique demeure marquée par son incertitude historiquement élevée due aux tensions commerciales progressives avec plusieurs pays notamment avec la Chine ou encore certains pays européens ; cette résilience démontrée par le marché financier pourrait néanmoins augurer bien pour les mois futurs si ces perspectives restent positives.

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