Le Premier ministre britannique Keir Starmer a annoncé lundi à Ankara la vente de 20 avions de combat Eurofighter Typhoon à la Turquie, représentant une valeur de huit milliards de livres, soit environ 9,2 milliards d’euros. Ce contrat, qui devrait générer des milliers d’emplois au Royaume-Uni, s’inscrit dans un contexte de rapprochement entre Londres et Ankara sur les questions de défense.

Une commande significative pour le Royaume-Uni
Keir Starmer a confirmé le 27 octobre à Ankara la vente à la Turquie de vingt chasseurs Eurofighter Typhoon pour un montant total de huit milliards de livres sterling (environ 9,2 milliards d’euros). Le Premier ministre britannique a souligné que cette commande « soutendra des milliers d’emplois dans tout le pays », mettant en lumière l’importance économique du projet avant son entretien avec le président turc Recep Tayyip Erdogan.
Ce contrat a été négocié depuis plusieurs mois impliquant un consortium industriel européen constitué par BAE Systems (Royaume-Uni), Airbus et Leonardo (Italie).
La Turquie aux prises avec ses besoins militaires
L’accord se déroule dans un contexte où la Turquie cherche à moderniser sa flotte aérienne. En effet, après avoir été exclue du programme américain F-35 suite à l’acquisition des systèmes russes S-400, Ankara s’efforce actuellement de diversifier ses partenariats militaires. La Turquie utilise présentement des F-16 vieillissants dont l’entretien devient rapidement onéreux.
Des enjeux géopolitiques sous-jacents
Ce projet était initialement bloqué par des tensions au sein du consortium, Berlin ayant exprimé des réserves quant à l’autorisation d’envoyer des pièces allemandes vers Ankara. Cependant, plusieurs sources diplomatiques indiquent que Londres a joué un rôle décisif pour lever ces objections, contribuant ainsi au renforcement des relations entre le Royaume-Uni et la Turquie sur les questions liées à la défense et aux exportations militaires.
Cet accord symbolise non seulement une avancée significative sur les plans industriels et économiques mais également une volonté affirmée du Royaume-Uni d’établir davantage de coopérations stratégiques avec la Turquie dans une période où les jeux d’alliances sont en constante évolution.