Des milliers de fidèles rendent hommage au pape François à Rome. La ferveur populaire a atteint son paroxysme dimanche à Rome, après les funérailles grandioses du pape François, décédé le lundi de Pâques à l’âge de 88 ans. Près de 200 000 personnes se sont rassemblées place Saint-Pierre pour lui rendre un dernier hommage, tandis que des visiteurs affluaient vers sa tombe dans la basilique Sainte-Marie Majeure. L’inhumation du pape François a eu lieu samedi lors d’une cérémonie privée.
Il repose désormais dans cette basilique dédiée à la Vierge, choisie pour sa sépulture. Le défunt pontife a été enterré aux côtés de sept papes précédents. Son tombeau est marqué par une pierre tombale en marbre sur laquelle figure uniquement l’inscription « Franciscus », ainsi qu’une croix du « bon pasteur », qui était portée par le pape et éclairée d’une lumière discrète.

Homélies empreintes d’émotion
Dimanche matin, dès 05 h 00, les fidèles ont pu accéder à la nef gauche pour se recueillir devant sa sépulture. Parmi eux, Tatiana Alva, originaire du Canada et péruvienne de 49 ans, partageait son émotion : « C’était très émouvant… Il était une figure si importante en raison de son message, de son dévouement envers les pauvres… ». Un autre témoignage ému est celui de Raphaël De Mas Latrie, français âgé de 45 ans : « Nous sommes venus avec notre fils aîné pour la canonisation de Carlo Acutis, mais nous nous sommes retrouvés aux funérailles du pape. C’était très émouvant. »
La canonisation reportée
La canonisation avait été reportée suite au décès du pontife. Lors de la messe célébrée sur la place Saint-Pierre sous un ciel printanier radieux, le cardinal Parolin s’est adressé directement aux centaines de milliers présents : « Vous venez de partout : le monde entier est vraiment présent ! » Il a ensuite souligné que François aurait souhaité rencontrer chaque fidèle individuellement et passer parmi eux.
L’héritage spirituel
Le cardinal a également évoqué l’héritage spirituel laissé par François en ces termes : il fut un « témoin lumineux d’une Église qui se penche avec tendresse vers ceux qui sont blessés ». Cette période marquée par le départ d’un leader charismatique charge maintenant l’Église catholique et ses membres des responsabilités liées à l’élection future d’un nouveau pontife dans un contexte où beaucoup continuent à pleurer la perte d’un homme ayant dédié sa vie au service des plus vulnérables.