À deux semaines de l’ouverture de la 80ème session de l’Assemblée générale de l’ONU, les États-Unis ont décidé de refuser et révoquer des visas pour plusieurs responsables palestiniens. Cette mesure pourrait potentiellement empêcher le président Mahmoud Abbas d’assister à cet événement alors que des pays alliés envisagent de reconnaître un État palestinien.
Des visas refusés et révoqués
Confirmant ainsi une information venant directement des autorités américaines, cette mesure fait suite à un contexte tendu marqué par la guerre actuelle à Gaza et les démarches croissantes pour la reconnaissance d’un État palestinien par plusieurs alliés traditionnels des États-Unis.

Impact sur Mahmoud Abbas
Cette décision pourrait empêcher le président Mahmoud Abbas d’assister au débat général prévu du 23 au 29 septembre. Cela survient dans le cadre d’une série escaladante de mesures punitives mises en œuvre par l’administration Trump depuis quelques mois, dont certaines sanctions avaient déjà été imposées en juillet dernier.
Bien que la mission palestinienne auprès des Nations Unies puisse continuer à bénéficier d’exemptions définies par les accords sur le siège aux Nations unies, il est probable que leur présence soit largement réduite durant cette Assemblée générale.
Tension internationale croissante
Les États-Unis veulent intensifier leur pression sur les Palestiniens qui continuent leurs tentatives auprès des tribunaux internationaux compétents : la Cour pénale internationale et la Cour internationale de justice. Pendant ce temps, plusieurs pays européens comme la France se préparent également à reconnaître officiellement un État palestinien lors du rassemblement onusien prochain.
Les conséquences politiques et diplomatiques sont lourdes alors que Washington semble isolé face aux nouvelles dynamiques géopolitiques dans cette région du monde.