Chapô
La franchise Predator, longtemps perçue comme en déclin, connaît un renouveau grâce à une série de créations innovantes adaptées à l’univers. En 2025, la sortie de nouveaux contenus, dont le film d’animation « Killer of Killers » et le long métrage « Badlands », confirme cette résurgence.

Un parcours inattendu depuis la préquelle surprise
Depuis l’acquisition par Disney de 20th Century Fox, détenteur des franchises Predator et Alien, les projets ont fleuri. En pleine pandémie, le studio a secrètement développé un projet de préquelle sous la direction du cinéaste Dan Trachtenberg et du scénariste John Davis. Ce travail a abouti au film « Prey » (2022), qui présente une héroïne Comanche, Naru, dans sa quête pour prouver ses capacités face à l’intrus extraterrestre.
« Nous ne pouvons que spéculer sur ce qui aurait pu se passer si les plans originaux auraient été maintenus », a-t-il commenté. Finalement diffusé sur Hulu, ce titre a suscité un engouement tant critique que populaire, bien qu’il ait initialement été pensé pour le cinéma.
Ce changement de perspective aborde l’univers Predator sous un angle neuf : celui des différentes époques historiques et des guerriers emblématiques qui ont dû faire face aux Yautja.
Une année marquante pour *Predator* en 2025
Entre la sortie de « Prey » et cette nouvelle phase artistique pour la franchise, Dan Trachtenberg a également réalisé deux nouveaux contenus. Il a récemment lancé sur Hulu le film animé nommé Killer of Killers. Bien que négligé par certains fans lorsqu’ils apprennent son format animé – parfois considéré comme peu attrayant – le film s’est révélé être une avancée remarquée dans l’univers Predator.
« Killer of Killers s’appuie sur les fondations de Prey », affirme Trachtenberg tout en soulignant son potentiel narratif ambitieux : il relate les combats d’un groupe varié de guerriers historiques, une chef viking nommée Ursa, un ninja stoïque appelé Kenji et un pilote courageux nommé John J. Torres, face à différents Yautja avant leur réunion finale contre le « Roi Grendel ».
Le récit filme aussi une dimension particulièrement intrigante : celle du transport cryogénique des plus grands guerriers ayant affronté les Yautja par ces derniers afin qu’ils soient utilisés ultérieurement comme adversaires lors d’événements spectaculaires.
Avec ces nouvelles approches narratives révélées via des séquences post-génériques prometteuses, celle où Naru demeure toujours en stase avec Frédéric (le personnage joué par Arnold Schwarzenegger), on comprend que cet univers est encore loin d’être épuisé.
L’avenir semble radieux pour Predator alors même qu’une connexion avec l’univers Alien est envisagée ; toutefois cela n’est pas nécessaire pour créer une saga captivante en soi.
Pour apprécier pleinement cette renaissance créative niant les conjectures anciennes concernant ce grand classique du cinéma action/science-fiction/horreur, il est désormais possible d’assister aux projections cinématographiques ou via Disney+ où divers contenus liés sont disponibles.