Certains films d’horreur doivent leur longévité à leur dernière scène. Les fins de The Witch (2015), The Omen (1976) et The Wicker Man (1973) font partie des conclusions qui marquent le plus les spectateurs.

Le genre remonte aux premiers temps du cinéma, et la fin d’un film y joue un rôle majeur. Une conclusion réussie permet au public non seulement de se souvenir du film, mais aussi d’en rester hanté.
The Witch (2015)
Réalisé par Robert Eggers, The Witch suit Thomasin, accusée par sa famille, très pieuse, d’être responsable de la menace surnaturelle qui pèse sur elle. Les difficultés de la famille pour vivre de leur ferme sont de plus en plus imputées à la jeune femme, jusqu’à ce que tous ceux qu’elle aime finissent morts.
Dans son ultime geste désespéré, Thomasin embrasse le rôle que sa famille lui a faussement attribué. Elle devient sorcière et choisit la liberté qui lui avait longtemps été refusée. Cette rupture soudaine avec le rythme plus subtil et ambigu du reste du film donne à la fin une portée émotionnelle particulière. Le film a déjà été salué comme un classique moderne.
The Omen (1976)
Le film a contribué à populariser le « cinéma d’horreur centré sur des enfants inquiétants », fondé sur l’opposition entre le mal et l’innocence. Son personnage principal, Damien, est un jeune enfant en apparence innocent, mais aussi l’Antéchrist, ce qui constitue le moteur de l’intrigue.
Le héros est sur le point de vaincre le mal, mais il échoue au dernier moment. Sa mort assure la victoire de Damien, que souligne un petit sourire sinistre. Le pire n’est jamais montré explicitement : le spectateur comprend que Damien va grandir et prospérer jusqu’à provoquer la fin du monde. C’est cette subtilité qui rend la fin si difficile à oublier.
The Wicker Man (1973)
Éclipsé ces dernières années par son remake, le film original de 1973 reste considéré comme une pièce emblématique du folk horror. Il suit un policier chargé d’enquêter sur la disparition d’une jeune fille sur une île écossaise isolée. L’enquête fait apparaître la montée des croyances païennes au sein de la communauté, et le film se termine sur la révélation choquante que le protagoniste, Howie, est la victime sacrificielle destinée à ce groupe.
Le plan final, où Howie brûle vif à l’intérieur de l’homme d’osier qui donne son titre au film, a marqué de nombreux spectateurs. Selon la source, cette scène illustre les dangers du fanatisme et de l’ignorance, et s’inscrit ainsi dans le thème du film autant que dans son récit.