Un combat inspirant contre le cancer : le témoignage de Naiké Vorbe
- Naiké Vorbe, 42 ans, a surmonté un cancer du côlon de stade 3B.
- Elle a souffert de douleurs abdominales et une bosse dans son abdomen.
- Elle a subi une chirurgie et de la chimiothérapie pour traiter le cancer.
- Elle a été diagnostiquée avec le syndrome de Lynch, ce qui augmente les risques de cancer colorectal.

Naiké Vorbe, 42 ans, est parvenue à surmonter un diagnostic de cancer du côlon de stade 3B après des années de douleurs abdominales. Maman de cinq enfants, elle partage son parcours difficile et les implications génétiques qui l’entourent.
Une douleur persistante
Depuis longtemps, Naiké Vorbe a souffert d’inconfort abdominal alternant entre constipation et diarrhée. À 31 ans, elle apprend qu’elle a une prédisposition génétique au cancer du côlon. Après avoir donné naissance à sa fille, la douleur s’est faite plus intense et elle sentait une bosse dans son abdomen. Ce symptôme l’a poussée à consulter un médecin qui lui a recommandé de se rendre aux États-Unis pour voir un spécialiste.
Il y a presque douze ans, Vorbe a été diagnostiquée avec un cancer du côlon au stade 3B.
Les défis du traitement
En 2014, après une coloscopie révélatrice d’une tumeur maligne, elle subit une chirurgie visant à retirer une partie de son côlon. Malheureusement, quelques mois plus tard, le cancer s’est propagé à son foie. Cette période fut marquée par l’incertitude quant à son avenir en tant que mère d’un enfant en bas âge.
Vorbe explique que sa chimiothérapie était planifiée autour de sa famille : « Mon médecin termine ses rendez-vous en chimiothérapie le jeudi pour que je puisse retourner en Haïti vendredi », indique-t-elle.
Inquiète pour sa fertilité, elle demande des conseils médicaux sur ses chances d’avoir d’autres enfants après le traitement. On lui conseille alors des injections hormonales afin de préserver temporairement sa fonction ovarienne pendant la chimiothérapie.
Elle exprime sa gratitude envers un gynécologue qui « a travaillé avec moi » tout au long du processus.
La découverte du syndrome de Lynch
Plus tard dans son parcours médical, Naiké reçoit un diagnostic révélateur concernant ses antécédents familiaux. Elle apprend qu’elle possède le syndrome de Lynch, une condition génétique augmentant significativement les risques liés au cancer colorectal.
« J’étais négligée et poussée à côté parce que j’étais si jeune », explique-t-elle, livrant ainsi les difficultés liées aux stéréotypes culturels entourant la santé digestive en Haïti.
Son médecin traitant mentionne que peu d’individus connaissent leur prédisposition génétique face aux cancers : « Des familles entières peuvent avoir des prédispositions inconnues », souligne Dr Daniel Sussman.
Impact familial et rémission
Dix ans après son traitement initial contre le cancer colorectal, Naiké Vorbe demeure en rémission et suit attentivement ses contrôles médicaux annuels afin de prévenir toute nouvelle apparition cancéreuse. Cette expérience lui a également permis d’aider sa propre mère qui partage ce risque génétique : « Son médecin a immédiatement prévu une biopsie » lorsque celle-ci était informée des antécédents familiaux suite aux découvertes faites par Naiké.
L’amour qu’elle ressent pour ses enfants reste crucial pendant cette épreuve : « Je veux les voir grandir ». Sa famille la soutenait constamment durant ces moments difficiles ; plusieurs membres ont même voyagé jusqu’à Miami pour être auprès d’elle lors des traitements : « J’avais tellement d’amour autour de moi ».
Le courage et la résilience dont fait preuve Naiké Vorbe sont emblématiques non seulement face aux défis personnels mais ouvrent également une discussion cruciale sur l’importance des tests génétiques pour mieux comprendre nos propres risques sanitaires ainsi que ceux potentiels pouvant peser sur notre descendance.