Les Neets sont des jeunes qui abandonnent l'idée de travailler avant même de commencer

Un million de jeunes au Royaume-Uni en situation de NEET : un sujet préoccupant

Les Neets sont des jeunes qui abandonnent l’idée de travailler avant même de commencer

Au Royaume-Uni, le phénomène des « Neets » (Not in Education, Employment or Training) prend des proportions inquiétantes. Un million de jeunes âgés de 16 à 24 ans ne sont ni scolarisés, ni en emploi, ni en formation, selon un rapport publié par « The Telegraph ». Ce chiffre, qui représente près d’un jeune sur huit, a augmenté de 200 000 en deux ans.

Enquête sur les jeunes Neets

Les informations recueillies mettent en lumière la réalité difficile à laquelle ces jeunes font face. Floyd Smith et Jordan Cocker, tous deux âgés de 18 ans, témoignent de leurs expériences personnelles marquées par des doutes et un manque d’interaction sociale. Jordan explique avoir quitté l’école et ensuite McDonald’s car il se sentait timide et mal à l’aise dans son poste : « Je n’interagissais avec personne. C’est probablement pourquoi c’était ennuyeux ». Floyd confie également ses difficultés : « Je ne voulais rien faire. Je restais juste à la maison […] je me suis juste refermé sur moi-même ».

Une réponse du gouvernement britannique

Keir Starmer, le Premier ministre britannique, a reconnu ce problème social croissant comme une « question morale », motivant ainsi une action politique face au défi que représentent les jeunes sans activité. Des mesures telles qu’une augmentation du salaire minimum pour les 18-20 ans ont été mises en place pour améliorer leur situation.

Un enjeu partagé avec la France

Ce phénomène n’est pas exclusif au Royaume-Uni ; il atteint également la France où près de 1,4 million de jeunes âgés de 15 à 29 ans, soit près de 13%, se trouvent dans la même situation problématique. Les experts pointent du doigt l’augmentation des niveaux d’invalidité et les problèmes liés à la santé mentale exacerbés par la pandémie.

Revoir le système éducatif ?

Joseph Garczynski, un jeune homme de 16 ans, illustre cette souffrance systémique périodique rencontrée dans le système éducatif traditionnel : « Évidemment, postuler pour des emplois est assez difficile quand on ne sait pas par où commencer […] Les écoles ne nous enseignent rien ». Il souligne que ses programmes actuels devraient mieux préparer les étudiants aux réalités du marché du travail plutôt que se concentrer sur l’histoire ancienne.

Cette crise générationnelle interpelle tant les responsables politiques que l’ensemble des acteurs éducatifs afin d’envisager des solutions concrètes pour intégrer ces jeunes dans le monde économique et social moderne.

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