Sam Dogen, qui a pris sa retraite à 34 ans en 2012, partage son expérience personnelle de la retraite anticipée et les leçons qu’il en a tirées. Dans un contexte où il regrette certains choix financiers, il met en avant l’importance de planifier soigneusement cette transition.
- Sam Dogen a pris sa retraite à 34 ans, mais il a dû reprendre le travail après dix ans.
- Il regrette d'avoir acheté une maison coûteuse et de ne pas avoir travaillé plus longtemps pour économiser davantage.
- Sa situation financière s'est fragilisée après la vente d'actifs, augmentant ses inquiétudes financières et psychologiques.
- Il conseille de bien planifier et d'économiser avant de partir à la retraite anticipée pour éviter les regrets.

Un retour sur ses décisions financières
Retraité, auteur et père au foyer basé à San Francisco, Sam Dogen admet que l’achat d’une maison coûteuse en 2023 a chamboulé sa situation financière post-retraite. Selon lui, cet achat a conduit à une diminution significative de ses revenus liquides et passifs. « En tant que famille de quatre personnes avec deux enfants, nous avions moins de revenus liquides ou passifs, ce qui m’a fait me sentir assez mal à l’aise », déclare-t-il.
Dogen évoque également les bénéfices potentiels d’un travail prolongé durant les années précédant sa retraite. « Si j’avais travaillé plus longtemps, j’aurais probablement pu économiser et investir 1 million de dollars supplémentaires », estime-t-il. Un tel montant aurait pu générer environ 40 000 € supplémentaires chaque année à un taux d’intérêt de 4%.
La peur du manque de sécurité
Après avoir vendu des actifs pour financer sa nouvelle maison, Dogen a vu son revenu passif chuter d’environ 380 000 $ à 230 000 $, entraînant une intensification des inquiétudes concernant sa capacité à subvenir aux besoins familiers. La nécessité mentale d’une sécurité financière s’est alors fait sentir fortement : « C’était psychologique, comme une perte d’identité ou de but ».
Pour pallier cette insécurité, Dogen a accepté un emploi à temps partiel dans une startup fintech fin 2023 mais n’y est resté que quatre mois. « Je n’ai pas manqué les réunions inutiles et j’ai pu économiser environ 10 000 € par mois pour aider à reconstituer mon revenu perdu ».
Réfléchir avant d’agir
Il aborde aussi l’impact familial que cela engendre lorsqu’on prend la décision d’avoir des enfants après la retraite anticipée : « Peut-être que je suis techniquement plus pauvre qu’avant parce que je me suis retiré tôt ». Pour lui, le désir consumant d’assurer le bien-être financier pour ses enfants peut représenter un défi redoutable lors du choix entre travailler davantage ou profiter pleinement du temps passé avec eux.
Dogen met également en garde ceux qui envisagent une telle retraite précipitée : « Si vous ne pouvez pas vivre avec 50% ou même 80% de votre chèque de paie pendant six mois à un an, vous devriez continuer à travailler et épargner ».
Conseils pour réussir la transition vers la retraite
Pour ceux désireux d’envisager leur propre départ prématuré du marché du travail, il suggère plusieurs étapes préventives telles que constituer une épargne suffisante et prévoir une bonne indemnité de départ afin de pouvoir opérer cette transition sans précipitation.
« J’ai parlé à des gens… trois mois plus tard ils ont paniqué et ont obtenu un nouvel emploi », relate-t-il sur les dangers émotionnels liés au retrait précoce du monde professionnel; quelque chose qu’il tente maintenant prévenir via son blog « Samurai financier ».
Ce récit met ainsi en lumière non seulement les défis économiques auxquels font face ceux qui choisissent la retraite anticipée mais illustre également l’importance cruciale d’une préparation adéquate pour éviter des regrets futurs.