Le parcours turbulent d’un ancien cadre de la tech à Los Angeles
Trevor Gebhardt a vu sa vie professionnelle basculer en un an. Ancien responsable du succès client dans une startup d’intelligence artificielle à Los Angeles, il a été licencié en août 2024. Aujourd’hui, à 37 ans, il vit chez ses parents en Ohio et travaille dans une banque pour un salaire bien inférieur à celui qu’il avait auparavant.
- Trevor a perdu son emploi dans la tech à Los Angeles en 2024.
- Il a retourné vivre chez ses parents après une période de chômage et difficultés financières.
- Il travaille désormais dans une banque avec un salaire inférieur, mais garde espoir de revenir à LA.
- Son expérience montre l'importance du soutien familial face aux crises professionnelles et personnelles.

Un licenciement brutal
En 2023, Trevor Gebhardt travaillait dans une startup AI prometteuse qui se concentrait sur les soins de santé. Bien que son rôle ait consisté à construire une équipe axée sur le client, l’entreprise a décidé de changer de modèle économique. Trois semaines après avoir demandé au PDG si son poste allait être préservé, il subit un licenciement inattendu.
Une descente aux enfers
Après son licenciement, Trevor devait faire face aux réalités difficiles du chômage. Au départ optimiste quant à ses chances de retrouver rapidement un emploi, la situation s’est rapidement détériorée. Il a essayé diverses avenues pour rebondir professionnellement, y compris des emplois dans la restauration et du travail en tant que livreur pour Uber Eats et DoorDash.
Les mois passant sans revenus ni opportunités viables, Trevor a dû utiliser ses cartes de crédit avant d’atteindre le point critique en octobre 2024 : « Je n’avais pas d’argent, pas de travail et pas d’options ».
Retour chez les parents
C’est alors qu’il décide de partager sa situation avec sa mère lors d’un appel téléphonique où elle lui a proposé son aide : « Je viens juste rentrer à la maison. Je vais avoir besoin d’aide dans la maison de toute façon ». Après avoir packagé quelques affaires essentielles ainsi que son chien Hank, il fait le trajet fatigant mais nécessaire vers l’Ohio où il se retrouve désormais installé dans le sous-sol familial.
Un nouveau départ malgré tout
Neuf mois plus tard, après avoir navigué cette période difficile et grâce au soutien familial renforcé notamment après des événements personnels tels que l’intervention chirurgicale de sa mère ou le rapprochement avec ses neveux et l’opportunité offerte par sa belle-sœur qui lui permet de décrocher une offre dans une banque locale – Paula Giunta –, Trevor travaille aujourd’hui pour 43 000 euros, soit moins de la moitié des revenus qu’il percevait auparavant en Californie.
Il conserve néanmoins espoir : « Mon rêve est toujours de revenir à LA ». Malgré cela, il réalise également qu’il pourrait potentiellement ériger un nouveau chapitre loin des errances californiennes habituelles.
Enseignements tirés
L’expérience éprouvante vécue par Trevor l’a sensibilisé aux difficultés partagées par beaucoup actuellement sur ce marché du travail difficile. « Tout autour où je me tourne », raconte-t-il, « quelqu’un a du mal ». Ce souci constant fait comprendre au trentenaire que même si retourner vivre sous le toit parental peut sembler humiliant voire dépréciateur selon certaines normes sociales contemporaines, il heurtent régulièrement tout un chacun vis-à-vis couches sociétaires variées différemment.
Ce parcours souligne combien des systèmes familiaux solides peuvent aider durant ces tempêtes professionnelles imprévues tandis que certains manquent cruellement d’aide comparablement apportée par leurs proches lorsque surviennent tragiquement justes aléas existentiels souvent hors contrôle direct particulier…