Mère exilée en Europe : le parcours de Candice Smith pour une vie épanouie
Candice Smith, mère de 47 ans, a quitté la Floride en 2018 avec sa fille ayant des besoins spécifiques pour s’établir en Europe. Ce choix a été motivé par la recherche de connections humaines authentiques et un environnement plus favorable à la maternité. Elle partage son expérience enrichissante entre l’Italie, la Turquie et l’Espagne.

Une quête de sens
Avant son départ, Candice menait une vie routinière dédiée à sa fille atteinte d’autisme et de paralysie cérébrale. Après un divorce difficile, elle ressent le besoin de voyager pour guérir et redécouvrir qui elle est. « En 2015, j’ai effectué mon tout premier voyage transatlantique à Paris, et c’est là que tout a déclenché », explique-t-elle.
Son amour pour l’Europe grandit au fil des voyages. En 2018, lors d’un séjour à Rome, elle annonce à une amie : « Je déménage ici ». Huit semaines plus tard, elle obtenait déjà son code fiscal italien et un appartement.
Apprentissage des langues
Vivre dans plusieurs pays demande une certaine adaptation. Les défis rencontrés incluent la nécessité d’apprendre les systèmes locaux ainsi que les langues locales. « On peut s’en passer, mais je n’ai jamais compris comment quelqu’un peut vivre des années dans un pays sans en parler au moins dans une certaine mesure », précise-t-elle.
En Turquie, Candice apprend le turc pour naviguer dans un environnement où peu parlent anglais. Son apprentissage se révèle vital lorsque sa mère décède du COVID-19 à Istanbul : « Pendant cette période critique, j’ai compté sur mes amis turcs qui m’ont soutenue », souligne-t-elle.
Accessibilité et intégration
Son constat sur l’accessibilité varie selon les pays visités. À Rome notamment, elle note que ce n’est pas toujours facile pour les personnes handicapées : « Les ascenseurs fonctionnent rarement » dans le métro. Cependant, elle apprécie beaucoup plus la sécurité qu’elle ressent ici comparativement à la Floride.
Malgré ces difficultés pratiques quotidiennes liées aux déplacements avec sa fille,
elle apprécie particulièrement le sens communautaire qu’elle trouve en Italie où il lui semble possible de laisser sa fille sortir seule sans inquiétude.
Une vie épanouissante en Espagne
Actuellement installée à Malaga depuis peu, Candice décrit cette ville comme propice à leur bien-être familial grâce aux infrastructures accessibles aux personnes handicapées ; elles habitent même à deux pas de la plage dans un bel appartement loué 1 350 € par mois.
Son mode de vie a évolué pendant la pandémie lorsqu’elle ferma son salon pour devenir cofondatrice d’une société appelée Her Expat Life qui aide les femmes expatriées – ce qui reflète parfaitement son engagement envers un équilibre travail-vie personnelle respectueux des priorités familiales : « Grâce au soutien reçu en Espagne… cela fait toute la différence ».
En définitive,
son parcours lui permet aujourd’hui d’être connectée partout ailleurs comme véritable citoyenne du monde : « C’est l’expérience la plus enrichissante de toutes ».
Ce témoignage met également en lumière les différences frappantes entre les approches culturelles envers maternité et inclusivité à travers l’Europe.