L’acteur suédois Björn Andrésen, célèbre pour son rôle dans le film culte « Mort à Venise » de Luchino Visconti, est décédé à l’âge de 70 ans dans la banlieue de Stockholm. Le film, sorti en 1971, a marqué une génération et fait d’Andrésen un sex-symbol malheureux qui a souffert des attentes placées sur lui dès son adolescence.

Un héritage cinématographique marquant
Né orphelin et élevé par sa grand-mère, Björn Andrésen a joué Tadzio, l’ange blond du film qui s’inspire du roman de Thomas Mann. Ce chef-d’œuvre, où se mêlent la musique de Gustav Mahler et les performances remarquables comme celle de Dirk Bogarde, a souvent été revisité et commenté. L’aura du film lui a apporté une célébrité immense mais aussi un poids difficile à porter pour le jeune acteur.
Une carrière en quête d’identité
Bien qu’il ait poursuivi une carrière au cinéma avec des films suédois ainsi que des cours de théâtre, Björn Andrésen n’a jamais réussi à se libérer de l’étiquette du sex-symbol attribuée par « Mort à Venise ». Dans le documentaire « L’Ange blond de Visconti » réalisé par Kristina Lindström et Kristian Petri, il exprime son malaise face à cette image : « peut-on accorder un statut de sex-symbol à un jeune adolescent ? » Au fil des années, il s’est détaché progressivement de cette notoriété conflictuelle. Ces dernières années, il a fait quelques apparitions au cinéma, notamment dans le film horroristique « Midsommar » d’Ari Aster, où il jouait le personnage d’« Eddington ». La vie tumultueuse et complexe d’Andrésen soulève des questions sur les impacts durables que la célébrité peut avoir sur les jeunes acteurs. Son décès rappelle également l’importance d’une réflexion critique vis-à-vis des normes sociales imposées aux adolescents dans l’industrie cinématographique.