Tout ce que l'on sait sur l'acteur poursuivant pour une scène nue ayant fait vomir des spectateurs

Une actrice de Terrifier porte plainte contre le réalisateur et les producteurs

  • Une actrice de Terrifier poursuit le réalisateur et la production pour exploitation et violation de consentement.
  • Elle dénonce une scène de nudité sans son accord écrit, avec des abus sur le plateau.
  • Elle réclame 1 % des bénéfices depuis 2015, mais n'a reçu que peu d'argent, les paiements étant sporadiques.
  • Des blessures physiques graves ont été causées lors du tournage, dénoncées comme dangereuses et non sécurisées.

Catherine Corcoran, l’actrice ayant joué dans la franchise cinématographique « Terrifier » , a déposé une plainte le dimanche 26 octobre contre Damien Leone, Phil Falcone et plusieurs sociétés de production. Elle accuse ces derniers d’exploitation financière et de diffusion d’une scène de nu explicite sans son consentement.

La franchise, devenue célèbre pour ses scènes sanglantes depuis son lancement en 2016, lui aurait également causé des blessures physiques graves durant le tournage.

Paiements de redevances contestés

Dans son action en justice, Corcoran affirme qu’il lui est dû 1% des bénéfices générés par la franchise sur tous les canaux, y compris le box-office et le streaming. Cela découlerait d’un accord conclu en 2015, pendant lequel elle recevait un tarif journalier minimum de 100 $ pour sa participation au premier film.

Depuis que la suite est sortie en 2022, l’actrice indique avoir perçu seulement environ 8 300 $ avant que les paiements ne cessent complètement en juillet 2024. Elle souligne que ces versements étaient sporadiques : « Ces paiements sont devenus de plus en plus sporadiques et ont diminué jusqu’à atteindre des montants loin d’être proportionnés ». Après avoir exprimé ses préoccupations à Leone et Falcone, elle allègue que ses inquiétudes ont été ignorées.

Accusations concernant la scène de nu

Outre les questions financières, Corcoran avance également des violations liées à une scène où elle apparaît nue. Dans cette séquence emblématique du film, son personnage est suspendu par les chevilles avant d’être tué par Art the Clown, interprété par David Howard Thornton. L’actrice affirme n’avoir jamais donné son consentement écrit pour cette scène qui contient du matériel sexuellement explicite.

Elle précise aussi qu’elle n’a pas été informée qu’elle se montrerait entièrement nue sur le plateau : « J’ai demandé à porter des sous-vêtements… on m’a dit que je devais être seins nus ». De plus, elle rapporte qu’un producteur a photographié son corps nu alors qu’elle était immobilisée pour créer un moulage.

Règlement du syndicat sur la nudité

Le syndicat SAG-AFTRA insiste sur l’importance d’un environnement sûr lors du tournage de scènes impliquant nudité ou sexualité simulée : « Ce travail… devrait toujours être quelque chose dont un artiste est fier ». Les périodes préalables aux auditions doivent inclure une communication claire concernant ces éléments sensibles ainsi qu’un consentement éclairé sans pression.

Des blessures physiques reportées

Corcoran révèle que sa suspension entraînera des problèmes physiques notables tels que gonflement crânien et lésions du tympan. Le tournage aurait duré près de 10 heures, souvent à basse température avec sa bouche tenue scotchée tandis que véritablement des excréments auraient été utilisés comme effet spécial dans une illusion effrayante.

Critiques autour du succès économique

La franchise « Terrifier » a rapporté collectivement plus de 105 millions $ au box-office mondial avec un fort retour grâce aux produits dérivés. Toutefois, Catherine Corcoran se plaint n’avoir touché probablement rien comparativement à ces énormes profits : « Je n’ai reçu que quelques centimes ».

Son avocat Devin McRae souligne : « Sans la volonté de Corcoran… la série n’existerait pas car elle n’aurait pas pu être réalisée autrement avec un budget restreint ». En réponse aux accusations formulées dans ce procès, Larry Zerner représentant Leone et Falcone a démenti fermement chacune des allégations.

Cette affaire soulève des questions critiques sur l’exploitation potentielle au sein même d’une industrie dont certains acteurs mettent aujourd’hui leur sécurité telle celle-ci premièrement sous question.

Journaliste print et web, spécialisé dans l’actualité high-tech, je m’intéresse autant aux grandes révolutions numériques qu’aux petites inventions qui facilitent la vie. Curieux et passionné de photographie, je partage un regard à la fois accessible et enthousiaste sur la technologie.