Le 4 octobre, Adekunle Gold a offert un concert exceptionnel au Greasy Tunes Café à Lagos pour célébrer la sortie de son dernier album intitulé *Fuji*. Cet événement gratuit s’inscrit dans une programmation de trois semaines dédiée aux Afrobeats organisée par Spotify. L’album *Fuji*, bien qu’il rend hommage à un genre musical nigérian distinct, soulève des questionnements sur la vraie nature du fújì et sa place dans le paysage musical contemporain.

Une grande soirée musicale
Adekunle Gold a captivé le public avec des performances énergiques, notamment celle de son titre « Many People », lors d’un concert qui a réuni majoritairement des jeunes fans ayant grandi en écoutant sa musique. La surprise du soir est venue lorsque Yinka Ayefele, chanteur emblématique handicapé, a rejoint Gold sur scène depuis son fauteuil roulant électrique pour interpréter ensemble « Mi O Mo J’orin Lo », une chanson chargée d’émotion et symbolique du fújì.
L’Héritage du Fújì
Dans une interview récente, Gold avait décrit le fújì comme « le grand-père des Afrobeats ».
Il souligne que ce genre musical est ancré dans les traditions nigérianes et doit être respecté tout en étant adapté aux nouvelles tendances musicales. Né il y a plusieurs décennies sous la direction d’Alhaji Sikiru Ayinde Barrister, le fújì tire ses origines de la musique wéré jouée pendant le Ramadan et combine diverses influences telles que le highlife et le juju.
Malgré cette recherche d’authenticité historique par Adekunle Gold dans son album *Fuji*, certains critiques tels que Joba Ojelabi estiment qu’il ne représente qu’un « hommage de nom ».
D’autres artistes comme Asake continuent également d’explorer ce même héritage à travers leur musique contemporaine.