Mon adolescent de 17 ans n'est pas enthousiaste à l'idée de conduire. Je comprends son hésitation.

Permis de conduire : une génération d’adolescents moins pressés de prendre le volant

Face à l’évolution des comportements et des technologies, un nombre croissant d’adolescents, comme le fils de Giselle Rodriguez Greenwood, semblent hésiter à obtenir leur permis de conduire. À 15 ans, ce dernier a d’abord pris le volant pour une leçon dans la Porsche de son oncle, mais n’a pas ressenti l’urgence d’obtenir sa licence. Selon les données de la Federal Highway Administration, le nombre de conducteurs âgés de 16 ans est passé de 1,4 million en 1993 à environ 1,1 million en 2023.

Mon adolescent de 17 ans n’est pas enthousiaste à l’idée de conduire. Je comprends son hésitation.

Un besoin décroissant

À deux mois avant son 17e anniversaire, après plusieurs incitations familiales, le jeune homme a finalement accepté suivre des cours de conduite. Contrairement aux années 90 où avoir son permis était un rite passage essentiel pour beaucoup d’adolescents, aujourd’hui les jeunes se connectent par leurs appareils plutôt que sur la route. Pour rester en contact avec leurs amis ou se rendre quelque part, ils préfèrent désormais utiliser des services comme Uber ou Lyft, accessibles par un simple clic. En mai 2023, Uber a même introduit des comptes pour adolescents permettant aux jeunes dès 13 ans d’ouvrir leurs propres comptes sous supervision parentale.

La peur au volant

Les craintes liées à la sécurité routière influencent également cette tendance. Dans certains endroits comme le Texas où vivent Rodrigue et son fils, l’agressivité au volant semble avoir augmenté. Les réseaux sociaux ont amplifié ces incidents inquiétants ; parmi eux figure celui tragique du décès d’un jeune homme lors d’un incident lié à la rage au volant après un match des Astros en 2021. « Il y a tellement de travaux fous », confiait même son fils à propos des dangers perçus sur les routes.

Accompagner sans forcer

Pour aider son fils à surmonter ses peurs liées à la conduite, Giselle Rodriguez lui a inscrit des cours qui duraient deux heures chaque semaine pendant trois semaines scolaires. Bien qu’il ait gagné en aisance au volant grâce à ces séances et finalement obtenu son permis il y a quelques semaines, il reste réticent face aux exigences du monde extérieur : « Je ne fais pas confiance au style de conduite de mon instructeur ». Il préfère désormais être formé par quelqu’un qu’il connaît mieux.

Face aux défis posés par l’apprentissage automobile moderne – entre distractions numériques et préoccupations sécuritaires – nombreux sont ceux qui jugent utile accordez plus du temps avant que leur enfants s’engagent pleinement sur les routes.

Passionné de sport et grand fan de la NBA je m’intéresse autant aux grands événements internationaux qu’aux histoires humaines qui se jouent en coulisses. Curieux et amateur de voyages, j’aime transmettre l’énergie et les émotions qui font vibrer le monde du sport.