Alejandra Gala : un pont musical entre l’Uruguay et le monde

- Alejandra Gala a un parcours atypique allant de la natation synchronisée au cirque, puis à la musique.
- Elle étudie au Berklee College of Music et collabore avec des grands maîtres du jazz.
- Elle participe à des projets collectifs comme le groupe Mestizas et mène aussi une carrière solo.
- Son premier album sortira en 2026, combinant traditions uruguayennes et jazz moderne.
L’ancienne nageuse synchronisée uruguayenne, Alejandra Gala, a trouvé sa voie dans la musique après un passage au cirque. Actuellement basée à Boston, elle s’impose comme une compositrice et musicienne talentueuse, alliant tradition et modernité à travers ses projets innovants.
Un parcours atypique
Alejandra Gala a grandi au bord de la mer à Montevideo, où elle a été influencée par un environnement créatif mêlé d’une discipline rigoureuse. Avant de se consacrer entièrement à la musique, elle était nageuse synchronisée au sein de l’équipe nationale de l’Uruguay. Sa transition vers le monde musical a commencé en tant qu’acrobate dans un cirque, avant d’évoluer vers des instruments tels que la guitare et le cor.
Sa formation musicale formelle débute lorsqu’elle passe plusieurs mois à La Havane, enrichissant ainsi son parcours. Elle vivra ensuite à Buenos Aires tout en voyageant fréquemment entre le Brésil et les États-Unis, cherchant constamment à explorer ses curiosités musicales.
Une élève brillante du Berklee College of Music
Un tournant décisif dans sa carrière arrive avec son admission au prestigieux Berklee College of Music, devenant ainsi la première Uruguayenne acceptée au Global Jazz Institute. Elle y collabore avec des maîtres reconnus tels que John Patitucci, Danilo Pérez et Nicholas Payton, approfondissant son engagement sur des thématiques liées aux traditions et identités musicales grâce à l’Institut de jazz et de justice de genre.
Au sein du groupe internacional Mestizasqu’elle a contribué à fonder en 2019, Alejandra joue un rôle clé : composition, arrangement et production sont autant d’aspects qu’elle maîtrise aux côtés de sa sœur jumelle Patricia Ligia à la basse, Estefanía Núñez Villamandos au piano et Paloma Cosano à la flûte. Le groupe explore avec succès les interconnexions entre flamenco, jazz latin, candombe et écriture musicale.
Des performances révélatrices
Actuellement engagé dans des projets solo sous le nom GALAAlejandra propose deux performances récentes qui illustrent sa diversité artistique. La première est No-Planun concert centré sur l’introspection par improvisation; c’est là que se manifeste pleinement son identité musicale libre. La seconde performance intitulée Candombe Meets Bostonia mélange habilement chansons traditionnelles du candombe avec des éléments jazzy dynamique ; on y retrouve Noah Preminger au saxophone ténor et John Lockwood à la basse.
Le premier album d’Alejandra, Bajó del árbol un tamborest attendu pour l’été 2026 chez La Reserve Records. Ce projet résulte également de sa thèse portant sur les thèmes « Tradition et genre : une histoire sur les symboles, les femmes et le rythme » menée au Global Jazz Institute.
Avec ce parcours fascinant qui fait écho aux racines uruguayennes tout en s’ancrant dans une scène musicale internationale riche, Alejandra Gala se positionne comme une voix émergente essentielle dans le paysage actuel du jazz moderne.