Nashville à la recherche de son prochain talent : Alex Williams se démarque avec « Space Brain »
- Alex Williams mélange le metal des années 80 avec le country dans son album « Space Brain ».
- Il s'inspire du hard rock et du métal, tout en conservant une touche country unique.
- Williams cherche à sortir des conventions du genre country traditionnel et explore des textures musicales complexes.
- Son style reflète sa nostalgie pour les années 80 et sa volonté de rester authentique dans un paysage musical changeant.

Nashville, célèbre pour sa musique country, tente encore de trouver un artiste au charisme similaire à Chris Stapleton. Alex Williams, un chanteur originaire d’Indiana, a fait ses débuts en 2017 avec l’album « Better Than Moi ». Après des critiques élogieuses et une carrière prometteuse, il s’éloigne du modèle traditionnel pour explorer d’autres influences sur son nouvel album « Space Brain ».
Dans le milieu des années 2010, Nashville se tournait vers des artistes capables de renouveler le genre country. C’est dans ce contexte qu’Alex Williams a été signé par Big Machine Records en 2017, dévoilant en même temps son premier album « Better Than Moi », qui a reçu un accueil enthousiaste tant de NPR que de Rolling Stone.
Cependant, malgré le succès critique initial, cet album n’a pas permis à Williams de devenir la figure emblématique que beaucoup attendaient. Il partage ses réflexions : « Je n’avais aucune putain d’indice de ce que je faisais. J’avais 27 ans… Maintenant, j’essaie d’être plus de moi-même et de ne pas trop m’inquiéter si c’est du pays – parce que je ne suis pas un gars du pays. »
En effet, les influences musicales profondes de Williams proviennent plutôt du hard rock et du métal des années 80. Dans son nouvel opus « Space Brain », il rend hommage à ces styles tout en apportant une touche country unique. Il revisite ainsi des morceaux emblématiques de Mötley Crüe ou Poison sous une perspective différente : « J’ai passé environ six mois à essayer de réinventer ces airs… Le« côté sauvage »de Mötley Crüe résonne encore aujourd’hui ».
L’approche singulière choisie par Williams démontre sa détermination à sortir des conventions établies dans le monde country actuel. Au lieu d’adopter des classiques faciles d’accès comme « Every Rose Has Its Thorn », il explore les textures plus complexes et moins connues du rock tel que « Youth Gone Wild » ou « Look What the Cat Dragged In ».
Il explique également l’influence durable de la culture musicale des années 80 sur lui : « Mon père avait un cas en bois de CD au sous-sol… Ces gars ressemblaient à des figurines d’action ». Cette nostalgie transparaît dans l’harmonie entre les guitares bruyantes caractéristiques du hard rock et les thèmes plus sombres développés dans la musique country contemporaine.
Williams observe une continuité intéressante entre ces deux genres musicaux : alors que le hair metal a perdu en popularité dans les années 90 au profit d’un country triomphant qui embrassait ses racines complètes avec riffs puissants – une évolution marquée par l’audace lyrique – il note aussi l’importance croissante donnée à l’authenticité.
Aujourd’hui encore, cette connexion perdure ; Dolly Parton a sorti récemment l’album Rockstar, où elle collabore avec Rob Halford (Judas Priest) et Steven Tyler (Aerosmith). D’autres figures importantes telles que Hardy flirtent également avec ce mélange audacieux entre hard rock et country.
Au final, Alex Williams continue à affiner son style tout en récoltant l’inspiration nécessaire pour toucher un public varié. En citant ses références passées tout en explorant un nouveau terrain musical : « Faire ce truc du métal des années 80 m’a vraiment aidé à me retrouver » dit-il alors qu’il semble prêt à embrasser pleinement cette dualité artistique.