Alexandra Rosenfeld se confie sur sa maladie de Behçet

Alexandra Rosenfeld, ancienne Miss France, s’est confiée sur sa maladie dans le podcast « Salut les Daronnes ! ». Dans l’épisode dévoilé le 20 octobre, elle évoque une crise de plusieurs années, apaisée finalement par l’acceptation et la foi, après avoir tout tenté.

Alexandra Rosenfeld se confie sur sa maladie de Behçet

Depuis l’âge de 7 ans, elle souffre du symptôme de Behçet, une inflammation chronique des vaisseaux sanguins qui se manifeste par des crises « qui viennent et qui partent ». Pour la professeure de yoga installée à Biarritz, cette maladie est le seul élément « un peu relou » de sa vie, et donc de celle de son compagnon, Hugo Clément, et de ses filles. Elle a pourtant passé une dizaine d’années à lutter contre ce syndrome et ses symptômes, notamment pendant son année de Miss France 2006.

Après avoir quitté sa famille et sa campagne, cette Biterroise et fan de sport a mal vécu le choc de son élection et de la vie parisienne, entre les plateaux de télévision et les talons. Elle se souvient avoir été « en crise » toute cette année-là, avec des aphtes à répétition, des douleurs articulaires et une fatigue chronique. Malgré cela, la reine de beauté ne laissait rien paraître. « Comme je suis combative, sportive, compét’, quand il y avait une crise je ne le montrais pas. Les seuls au courant sont mes meilleures amies, mes parents, les gens très proches de la famille », confie-t-elle.

Sans jamais citer son nom, elle laisse aussi entendre que sa maladie s’est aggravée pendant sa relation avec Jean Imbert, entre 2013 et 2014, qu’elle accuse de violences physiques et morales.

Une crise qui dure quatre ans

Alexandra Rosenfeld raconte une crise commencée en 2020, qui ne s’est calmée que quatre ans plus tard. « Je n’ai plus la même tête, je ne suis plus la même personne, mes copines d’enfance ne me reconnaissent pas… Tu me reconnais dans l’illusion où je souris, mais tu sens que ça ne va plus. Je me demande pourquoi j’ai ça, pourquoi j’ai mal tous les jours. Alors oui, je ne vais pas mourir, ça ne se voit pas, mais j’ai mal tous les jours, il n’y a pas un jour où je n’ai pas une douleur. »

Elle décrit avoir alors tout essayé pour se soulager : un séjour en Inde pour suivre une cure ayurvédique, la médecine chinoise, la méditation, ou encore des médiums. « Je me butte au sport. Je dois extérioriser ce truc, pour ne pas le faire vivre à ma famille », ajoute la maman d’Ava et Jim. L’année 2024 est marquée par une thrombose douloureuse, mais aussi par des conflits avec des amis. « Je n’avais jamais vécu ça, l’isolement de tout. »

Face à cette solitude, elle a fini par accepter la situation et se tourner vers l’écriture ainsi que vers la religion. « J’ai tellement cru être plus forte que la maladie, que j’allais la tuer. Mais la maladie est plus forte, elle est là, et toi tu es petit. » Depuis qu’elle accepte, elle constate une amélioration de son inflammation, même si elle doit encore consulter des médecins. « On me teste encore, là j’ai fait le test des immunosuppresseurs, des protocoles de cortisone… C’est chiant. »

Journaliste spécialisé dans l’actualité, je combine dix ans d’expérience en rédaction avec une curiosité constante pour la société et l’innovation. Marié et passionné de randonnée, j’aime partager une information claire, fiable et accessible à tous.