La révélation d’Alexandra Rosenfeld sur son expérience de contrôle coercitif

Lors d’une réunion plénière de la Délégation aux droits des femmes à l’Assemblée nationale, le 26 novembre 2025, Alexandra Rosenfeld a partagé en public les détails d’une relation marquée par le contrôle coercitif, sans nommer explicitement Jean Imbert. Son témoignage vise à illustrer les mécanismes invisibilisés de cette forme de violence.
Un témoignage poignant
Invitée en tant qu’unique représentante parmi des figures politiques et associatives telles que Véronique Riotton, présidente de la Fondation des Femmes, et Aurore Bergé, ministre déléguée à l’Égalité entre les femmes et les hommes, Alexandra a évoqué ses expériences traumatisantes. « Aujourd’hui je prends la parole pour partager une expérience personnelle qui a profondément marqué ma vie », a-t-elle déclaré.
Rosenfeld a décrit comment sa relation avec « l’homme coche absolument toutes les cases » du contrôle coercitif l’a isolée progressivement : « L’amour s’est transformé en isolement progressif de mon entourage ». Ce processus passait par un dénigrement systématique des amies restantes et une manipulation émotionnelle aboutissant à une fragilité mentale exacerbée par sa maladie auto-immune.
Des violences physiques et psychologiques
Les abus n’étaient pas uniquement psychologiques. Elle raconte aussi : « Je craignais ses réactions [.] il m’a même fracturé le nez en me mettant un coup de tête ». Ces épisodes ont eu pour conséquence une perte douloureuse de confiance et un impact durable sur sa perception du monde.
Alexandra a regretté que son récit ne suffise pas à faire bouger les lignes dans cette affaire complexe : « Quand cinq compagnes font état des mêmes pressions [.] ça devrait nous alerter. » Elle insiste sur le pouvoir social dont bénéficie Jean Imbert, qui continue d’être soutenu par des marques malgré plusieurs plaintes contre lui.
Les conséquences desséchantes du silence
« Aujourd’hui encore, aucune des marques qui emploient ce monsieur n’a pris la parole », ajoute-t-elle avec désespoir. En plus de faire écho aux douleurs physiques subies, elle souligne l’impact psychologique néfaste souvent non visible mais tout aussi destructeur : « C’est vraiment l’impact psychologique [.] qui conduit à des dépressions ».
Malgré ses craintes initiales concernant le jugement public ou professionnel, Rosenfeld espère que son courage incitera d’autres victimes au dialogue afin que leur voix soit entendue et prise au sérieux dans un système parfois aveugle face aux abus répétés.
Ce témoignage illustre la nécessité cruciale d’une meilleure compréhension et sensibilisation au phénomène du contrôle coercitif ainsi qu’à ses conséquences profondes sur les personnes concernées.