Alexia Laroche-Joubert, PDG de Banijay France, s’exprime sur l’univers de la télévision lors d’une interview avec Guillaume Pley le 20 avril 2025. Elle aborde les défis du métier et donne son avis sur le départ controversé de Christophe Dechavanne, condamné récemment pour conduite sous l’emprise de stupéfiants.
Le parcours d’Alexia Laroche-Joubert dans l’audiovisuel
Icone du paysage audiovisuel français, Alexia Laroche-Joubert est à la tête d’une entreprise qui produit « 2 300 heures d’émissions par an. » Riche de son expérience, elle se dit apte à gérer des personnalités complexes dans un milieu où « la télévision, ce sont des égos. » Elle souligne l’importance d’être bienveillante et empathique face aux difficultés que rencontrent certains professionnels.

La réaction au départ de Christophe Dechavanne
Concernant le départ dévoilé par France Télévisions de Christophe Dechavanne, suite à sa condamnation, Alexia Laroche-Joubert avance : « Je trouve que la sanction est un peu dure. Il faut accepter que les gens sont des humains et pas des robots. » Pour elle, Dechavanne, décrit comme un « grand professionnel », apporte une dynamique précieuse à l’émission. Certes condamné pour une infraction sérieuse, ses erreurs mériteraient selon elle davantage de compréhension.
Christophe est quelqu’un qui apporte quelque chose en ping-pong à Léa Salamé. Je pense qu’on a un cas , où il y a eu des conséquences extrêmement graves et inacceptables. Là je ne me rends pas compte ; je n’ai pas eu accès au dossier, insiste-t-elle.
Les circonstances entourant le départ de Christophe Dechavanne
Pour rappeler le contexte : au 20 février dernier, Christophe Dechavanne a été condamné à « 1 200 euros d’amende » ainsi qu’à l’annulation provisoire de son permis pour conduite sous emprise dans un cadre récidiviste. Après cette décision judiciaire dont il conteste toujours les termes par appel, France Télévisions avait pris rapidement la décision qu’il quitterait provisoirement l’émission.
Lors de sa dernière apparition à l’antenne, il a exprimé sa douleur face au traitement médiatique : « J’ai été jugé pour une infraction au code de la route. Ce jugement… je suis obligé… de répéter que je suis innocent. » Évoquant les réactions violentes qu’il endure sur les réseaux sociaux et auprès des médias impliqués… Dechavanne conclut en justifiant ainsi son retrait difficile : « C’est ma raison pour laquelle j’ai décidé ce retrait. »
Cette affaire soulève donc non seulement des questions éthiques quant aux sanctions infligées mais également sur la place réservée à ceux qui trébuchent dans ce milieu impitoyable.
Dans un secteur inexorablement tourné vers l’audience et le spectacle, ces réflexions amènent à envisager comment humaniser encore plus ces relations parfois tendues entre stars et secteur médiatique.