Alphabet, la maison mère de Google, déclare une hausse de 12 % de ses revenus

Google enregistre des résultats financiers solides malgré des enjeux antitrust croissants

Dans un contexte de défis juridiques, Google, par le biais de sa société mère Alphabet, a annoncé des revenus de 90,23 milliards de dollars pour le premier trimestre. Ce chiffre représente une hausse de 12% par rapport à l’année précédente. Le bénéfice net s’élève quant à lui à 34,54 milliards de dollars, contre 23,66 milliards de dollars l’année dernière.

Le bénéfice par action a atteint 2,81 euros, surpassant ainsi les attentes des analystes qui prévoyaient un chiffre d’affaires de 89,15 milliards de dollars et un bénéfice par action à 2,02 euros. Sundar Pichai, directeur général de Google, a déclaré que ces résultats impressionnants reflètent une croissance et un élan sains dans l’entreprise. La société basée à Mountain View en Californie a également annoncé une augmentation du dividende de 5% ainsi qu’un programme de rachat d’actions portant sur 70 milliards de dollars.

Alphabet, la maison mère de Google, déclare une hausse de 12 % de ses revenus

Suite à cette annonce financière positive, l’action a progressé après la fermeture des marchés. Cependant, il convient de noter que 2024 n’a pas été sans défis pour Google. Les actions du groupe avaient chuté jusqu’à rejoindre environ 25%, exacerbées par la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine qui impacte certains grands annonceurs comme Temu et Shein.

En parallèle se développe une concurrence accrue liée aux avancées en intelligence artificielle avec l’arrivée d’acteurs tels qu’OpenAI. Par ailleurs, les problèmes d’antitrust persistent : en août dernier, un juge fédéral avait statué que Google détenait un monopole illégal sur la recherche en ligne. Plus récemment ce mois-ci, un autre jugement a confirmé cette domination dans le domaine technologique publicitaire.

Des défis juridiques croissants

Malgré ses engagements à lutter contre ces accusations juridiques jusqu’à obtenir gain de cause, certains analystes suggèrent qu’une séparation proactive pourrait être plus avantageuse pour la société afin qu’elle puisse innover librement. L’histoire antitrust illustrée par IBM rappelle combien il peut être pernicieux pour une entreprise d’être assaillie juridiquement sans saisir les opportunités d’évolution. La croissance rapide dont jouissait autrefois Google est aujourd’hui ralentie ; due notamment aux limites imposées par sa propre taille colossale.

Des prévisions de croissance ralenties

Alors que ses revenus augmentaient autrefois au rythme effréné allant jusqu’à 100%, leurs prévisions montrent désormais un ralentissement significatif : EMarketer indique que les revenus publicitaires n’évolueront que progressivement – prévisionnant juste 9% cette année et seulement 8,5% en 2026. Evelyn Mitchell-Wolf chez EMarketer souligne déjà une tendance préoccupante : « Les activités technologiques publicitaires sont déjà en baisse ». Elle ajoute que le segment Google Network connaît actuellement « dix trimestres consécutifs » avec des résultats négatifs.