L'UE : Apple échappe aux sanctions malgré le non-respect de la date limite anti-steering

Apple, ainsi que Meta, risque de ne pas se conformer à la loi sur les marchés numériques (DMA) de l’Union européenne, mais ne sera pas automatiquement sanctionnée par Bruxelles. La Commission européenne a confirmé qu’elle n’imposera pas immédiatement des amendes élevées malgré le délai d’échéance fixé au 26 juin.

La Commission européenne avait infligé une amende de 500 millions d’euros à Apple en avril dernier. Ce montant correspondait alors à environ 570 millions d’euros. Bien que la Commission ait accordé un délai supplémentaire pour permettre à Apple d’adapter ses pratiques commerciales aux exigences du DMA, elle avait menacé d’appliquer des sanctions supplémentaires si le géant technologique ne respectait pas ce délai.

L’UE : Apple échappe aux sanctions malgré le non-respect de la date limite anti-steering

Actuellement, un porte-parole de la Commission a indiqué que les amendes ne seront notifiées qu’après une « analyse préliminaire » et une communication avec les entreprises concernées. Cette évolution marque un tournant dans la lutte entre les grandes entreprises technologiques et les régulateurs européens.

Cette controverse a trouvé son origine en avril lorsque la Commission a accusé Apple d’avoir empêché les développeurs d’orienter leurs utilisateurs vers des solutions alternatives, pratique désignée sous le terme « anti-stérification ». De son côté, Meta a également été soumis à une amende de 200 millions d’euros, liée au consentement des utilisateurs concernant l’utilisation de leurs données pour la publicité ciblée.

La situation s’est complexifiée après que l’administration Trump ait menacé des mesures de rétorsion contre ces amendes. En raison de ces tensions politiques, la Commission a choisi de suspendre temporairement ces pénalités tout en fournissant un nouveau calendrier jusqu’au 26 juin pour respecter les règles imposées par Bruxelles.

Ce débat rappelle également le conflit récent entourant Epic Games et sa tentative délibérée de violer les règles mises en place par l’App Store. Dans ce cadre juridique antérieur, il avait été établi qu’Apple pouvait retirer Epic Games mais avait également enfreint certaines lois californiennes exigeant une certaine flexibilité dans le traitement autorisé des paiements externes.

Apple continue donc son parcours judiciaire sans avoir encore fourni tous les ajustements nécessaires demandés par la réglementation. Un porte-parole reste confiant quant au fait que « l’anti-stérification » sera un sujet clé durant encore toute cette année.

Avec cette affaire qui avance lentement mais sûrement vers davantage de clarifications réglementaires, il reste crucial pour Big Tech comme Apple et Meta d’adapter leurs stratégies afin d’éviter des conséquences potentielles plus sévères à l’avenir.

Les sanctions potentielles

Les amendes

Le délai supplémentaire

La suspension des pénalités

L’impact sur les stratégies des grandes entreprises technologiques