Pour certains Américains âgés, travailler n'est pas une option. Un octogénaire continue de travailler chez Home Depot malgré son insuffisance cardiaque.

Lydia Hinds, 81 ans, travaille à temps partiel chez Home Depot pour subvenir aux besoins financiers de son foyer. Avec son mari Bill, 90 ans, ils font face à des difficultés économiques croissantes. Malgré ses soucis de santé et ses maigres revenus, Lydia s’accroche à son emploi pour maintenir leur appartement en un contexte financier alarmant.

  • De nombreux Américains âgés de plus de 80 ans travaillent encore pour subvenir à leurs besoins.
  • Le couple Hinds doit faire face à une précarité financière et des revenus faibles.
  • La crise économique aggrave leur situation, limitant leur accès au logement et aux soins.
  • Les relations sociales restent essentielles pour surmonter ces difficultés.

Pour certains Américains âgés, travailler n’est pas une option. Un octogénaire continue de travailler chez Home Depot malgré son insuffisance cardiaque.

Une vie professionnelle sous pression

Lydia Hinds se sent « piégée » par la nécessité de travailler malgré sa santé déclinante. Après une journée épuisante à Home Depot à Berlin (Connecticut) où elle doit nettoyer des appareils électroménagers et aider les clients, elle ne peut même pas terminer son service prévu de cinq heures.

« Je me sens piégée au travail, mais je ne peux pas arrêter », confie Lydia tout en câlinant leur chien basset hound Brigette. Son mari Bill appuie sa femme mais peine à trouver un emploi en raison de problèmes de santé croissants liés à son âge.

Des revenus précaires

Le couple dépend d’un revenu modeste : près de 4 600 dollars par mois provenant notamment des prestations sociales et d’une petite pension que touche Bill pour payer leur loyer élevé de 1 400 dollars ainsi que leurs autres frais tels que l’assurance automobile (236 dollars) et les remboursements médicaux (426 dollars). Lorsqu’une baisse du nombre d’heures travaillées survient soudainement, passant parfois de 22 heures à seulement 17 heures, la situation est devenue critique.

« Que va-t-on manger ce soir ? », se demande Lydia après avoir découvert qu’il ne leur restait que 44 cents dans leurs économies il y a quelques semaines.

Leudeurs sur le marché du travail

Plus d’un demi-million Américains âgés de plus de 80 ans travaillent encore, représentant environ 4 % de la génération silencieuse. Les personnes âgées s’inscrivent plus rarement seules dans le monde actif aujourd’hui car les défis financiers sont insurmontables et augmentent avec l’inflation galopante actuelle.

Carly Roszkowski, vice-présidente chez AARP, souligne que « la tranche d’âge des 75 ans et plus constitue le segment le plus dynamique du marché du travail. »

Cependant, beaucoup peinent contre divers maux tels que la solitude ou des problèmes liés aux coûts accrus qui les poussent encore vers cette précarité économique.

Relations humaines

Malgré ces difficultés économiques croissantes désignant souvent leurs rapports sociaux limités comme un fardeau émotionnel accru « nous sommes en grande détresse », dit Lydia. Leur relation amoureuse est décrite comme centrée sur une intimité robuste : “Nous sommes des âmes sœurs”, ajoute-t-elle affectueusement en parlant puisque c’est surtout ce lien qui aide chaque jour.

Ils aspirent tous deux à quitter leur appartement dont le loyer augmente régulièrement, jusqu’à près de 300 dollars depuis qu’ils y ont emménagé, mais n’ont nulle part où aller tant qu’ils attendent une place dans une installation d’accueil coûtant environ 1 650 dollars par mois, refusée sans pas assez d’économies accumulées.

Les histoires telles que celle des Hinds révèlent aussi comment la crise économique frappe violemment certains segments vulnérablesforce autant qu’elle incarne au milieu tantôt éloignement social tantôt renforcement familial dans une solidarité pointue contre les dangers matériels.

Passionné de sport et grand fan de la NBA je m’intéresse autant aux grands événements internationaux qu’aux histoires humaines qui se jouent en coulisses. Curieux et amateur de voyages, j’aime transmettre l’énergie et les émotions qui font vibrer le monde du sport.