Un analyste de drones ukrainien a récemment publié des vidéos d’un drone Gerbera, ce qui soulève des questions sur l’implication de sociétés chinoises dans l’approvisionnement en équipements militaires pour la Russie. Ces révélations accroissent les préoccupations concernant les sanctions occidentales mises en place contre Moscou.
Les images semblent représenter la route principale Beihuan à Shenzhen.

L’utilisation de Baidu pour géolocaliser les images a permis de confirmer que celles-ci proviennent effectivement de cette région technologique bordant Hong Kong. Un groupe ukrainien spécialisé dans la géolocalisation ouverte a également analysé ces angles vidéo et suggéré qu’ils étaient probablement filmés depuis le parc scientifique Kexing.
Un premier clip montre une caméra pivotant vers une fenêtre donnant sur Beihuan
Dans un premier clip téléchargé par Beskrestnov, une personne ne s’identifiant pas fait pivoter une caméra vers une fenêtre donnant sur Beihuan et zoome sur les véhicules circulant sur cette artère névralgique. D’autres vidéos montrent également des voitures détectées grâce au système de repérage intégré à la caméra du drone.
Un équipement camerawaveau identifié
Beskrestnov a révélé avoir identifié un équipement camerawaveau qui rappelle le modèle A40 Pro produit par Viewpro, entreprise localisée près du parc scientifique Kexing. Ce modèle est capable de suivre cibles via une technologie reposant sur l’intelligence artificielle. À ce jour, il reste incertain si Viewpro entretient directement des relations avec l’armée russe ou si ses produits ont été achetés par un intermédiaire avant d’être fournis aux forces russes.
Ces publications surviennent alors que l’Ukraine accuse régulièrement certaines entreprises chinoises d’avoir fourni des composants électroniques cruciaux au Kremlin. En janvier 2024, un conseiller du président ukrainien Volodymyr Zelenskyy avait signalé avoir trouvé dans les drones Shahed fabrications chinoises telles que des antennes anti-jumelles.
« Les pièces retrouvées indiquent clairement une interconnexion entre certains secteurs industriels chinois et les efforts militaires russes », affirment plusieurs analystes dès lors préoccupés par la viabilité des sanctions imposées à Moscou.
Shenzhen, une région technologique complexe
Shenzhen, souvent surnommée « Silicon Valley » chinoise pour sa forte activité technologique et industrielle, voit ses frontières avec Hong Kong créer des interactions complexes aggravant davantage ces tensions diplomatiques européennes face aux enjeux géopolitiques actuels. La situation appelle donc à un examen approfondi tant au niveau économique qu’éthique concernant le rôle réel joué par certaines entreprises asiatiques dans le conflit russo-ukrainien, suivi mondialement depuis plusieurs mois maintenant.