L’US Air Force face à l’ascension de l’armée de l’air chinoise
L’armée de l’air chinoise atteint un niveau comparable, voire supérieur, à celui des États-Unis en termes de taille et de préparation au combat. Les préoccupations sont croissantes parmi les responsables militaires américains concernant le vieillissement et la réduction de leur flotte, ce qui pourrait rendre un conflit potentiel autour de Taïwan particulièrement difficile.
Une capacité grandissante
Selon le colonel à la retraite John Venable, ancien pilote de F-16, « nous sommes en deçà, terriblement en deçà » par rapport à la Chine dans plusieurs aspects. Actuellement, l’US Air Force dispose d’un peu plus de 2 000 chasseurs, mais seulement une fraction d’entre eux est véritablement opérationnelle. Au total, la flotte américaine devrait passer sous la barre des 5 000 appareils, notamment en raison du retrait progressif des avions plus anciens.
Les stratèges américains notent que bien que des capacités avancées soient développer pour compenser le déclin numérique, leur mise en œuvre a souvent subi des retards ou des réductions nubile comme cela a été signalé par Joshua Baker dans un rapport du Mitchell Institute for Aerospace Studies.
Un défi imminent
Venable souligne lors d’une conférence récente que « la Chine a rééquipé l’ensemble sa flotte avec des chasseurs modernes » et qu’ils disposent d’environ 1 100 chasseurs capables d’opérer sans ravitaillement au-dessus de Taïwan. Cela représente un avantage tactique significatif lorsqu’on considère la distance entre les bases américaines et le théâtre d’opérations potentiel.
Bien que les États-Unis conservent certains avantages en matière de furtivité et d’expérience militaire, comme évoqué par Venable, cette supériorité se réduit face à une montée rapide en puissance aérienne chinoise.
Une production accrue
La Chine produit également ses avions plus rapidement; selon l’amiral Samuel Paparo, elle développe ses chasseurs à un taux supérieur de 1,2 contre 1 par rapport aux États-Unis. Pour son budget militaire pour l’exercice 2026, l’US Air Force prévoit uniquement d’acheter 24 F-35, soit moitié moins que prévu initialement.
De surcroît, les pilotes chinois bénéficient d’environ 200 heures vol annuelles contre environ 110 heures pour leurs homologues américains. La question du manque d’entraînement préoccupe aussi hautement Venable qui affirme : « La capacité… ils sont compétitifs. La préparation… ce n’est plus un problème ».
Vers une transformation stratégique
Ces alertes vont dans le sens du changement nécessaire aux États-Unis alors qu’ils passent progressivement des engagements anti-insurrectionnels vers une rivalité militaire directe avec deux grandes puissances coordonnées, dont la Chine fait partie intégrante.
Le lieutenant général Richard G. Moore insiste sur cet enjeu : « Nous ne sommes pas prêts à une compétition entre grandes puissances ». Le Pentagone doit donc adapter ses priorités face aux dynamiques actuelleséros national et international si elles veulent rester pertinentes sur le long terme.