Le prince Andrew sous pression : une audition demandée par le Congrès américain
- Le Congrès américain veut faire témoigner Andrew sur Epstein.
- Andrew a été déchu de ses titres royaux en octobre 2023.
- Il nie toute implication, mais fait face à des accusations et enquêtes.
- Une audition avant le 20 novembre est demandée pour éclaircir son rôle.»
La commission du Congrès américain enquêtant sur Jeffrey Epstein a invité le prince Andrew à témoigner aux États-Unis. Cette demande intervient alors que les allégations de comportement répréhensible à son encontre continuent d’alimenter la controverse, accentuée par son exclusion récemment prononcée de la famille royale.
En octobre 2023, le roi Charles III a annoncé que son frère, anciennement connu sous le titre de duc d’York et HRH, avait été déchu de ses titres royaux. Malgré les multiples dénégations d’Andrew concernant toute implication dans des actes condamnables, la pression politique et sociale autour de lui s’est intensifiée en raison de ses liens avec Epstein.
Virginia Giuffre, l’une des accusatrices d’Epstein, a déclaré qu’elle avait reçu 15 000 $ pour avoir eu des relations sexuelles avec Andrew lorsqu’elle n’avait que 17 ans. Andrew continue formellement de contester cette accusation. À la suite de la révocation de ses titres, il a déclaré : « Les accusations continues à mon sujet détournent l’attention du travail de Sa Majesté et de la famille royale ».
Récemment, un coup dur supplémentaire pour Andrew est survenu lorsque le Comité de surveillance et de réforme gouvernementale s’est intéressé à lui dans le cadre d’une enquête sur les opérations criminelles liées au trafic sexuel menées par Epstein. Dans une lettre consultée par la BBC, le comité évoque l’existence d’un « massage pour Andrew » dans les dossiers financiers examinés et met en lumière les implications sérieuses qui en découlent.
La lettre précise : « Le comité cherche à découvrir l’identité des co-conspirateurs et des complices de M. Epstein, et à comprendre toute l’étendue de ses opérations criminelles. Des allégations bien documentées contre vous… indiquent que vous pourriez avoir connaissance de ses activités pertinentes pour notre enquête ». Elle conclut en demandant au prince Andrew « d’assister à un entretien transcrit avec le comité » avant le 20 novembre 2023.
Le Premier ministre britannique Keir Starmer a commenté cette situation délicate sans prendre partie : « Mon point de vue… est que toute personne disposant d’informations pertinentes devrait toujours être prête à les fournir à toute enquête ayant besoin de ces informations ».
Donald Trump a également exprimé sa sympathie face aux événements touchant la famille royale en déclarant : « C’est une chose terrible qui est arrivée à la famille. Je me sens mal pour la famille ».
Cette demande du Congrès soulève ainsi des questions quant au rôle potentiel du prince Andrew dans un réseau aussi troublant qu’accusé qui continue d’affecter profondément tant les victimes qu’institutionnellement son propre clan royal.