Le rappeur SCH, récemment célébré pour sa chanson hommage au film d’animation inspiré par la vie de Marcel Pagnol, a été l’invité du plateau de l’émission C à vous le vendredi 16 mai. Au cours de l’épisode, il a partagé des anecdotes sur le terme « ma gâtée », devenu célèbre grâce à lui, suscitant également une légère jalousie entre les animatrices Anne-Elisabeth Lemoine et Léa Drucker.
La reconnaissance d’un terme populaire
Le terme « ma gâtée », qui est devenu emblématique dans l’univers musical du rappeur, désigne une femme chérie et appréciée. Cette expression n’est pas seulement affectueuse ; elle véhicule aussi une image idéalisée de la femme choyée. En raison de son succès croissant auprès des fans, ce mot intègrera le dictionnaire Le Petit Robert en 2025 pour signifier « ma chérie ». Ce phénomène témoigne de la montée en puissance du rap comme marqueur culturel et linguistique.

Par ailleurs, dans un registre familier en Afrique francophone et aux Antilles, « gâté » peut aussi désigner un bisou ou une affection physique. SCH utilise fréquemment cette expression dans plusieurs morceaux, notamment dans son couplet du titre « Bande organisée » (2020) où il chante : « Oui, ma gâtée, RS4 gris nardo », ainsi que dans « Mode Akimbo » avec les mots: « Marseille, oui ma gatée, tu nous connais ».
Invité lors du Festival de Cannes 2025 pour présenter son morceau figurant dans un long-métrage animé dirigé par Sylvain Chomet, SCH a évoqué avec nostalgie ses liens avec Pagnol.
Une touche d’humour sur le plateau
Lorsqu’il s’est exprimé devant les autres invités du plateau dont Sylvain Chomet lui-même, ce dernier a remercié SCH pour sa contribution musicale : « Je te l’ai déjà dit… c’est un très beau cadeau que tu nous as fait. j’avais la chair de poule ».
Au cours des échanges plus légers autour du statut linguistique qu’a pris le terme « ma gâtée », Anne-Elisabeth Lemoine a joué avec cet aspect en questionnant SCH sur ses influences littéraires : « Si vous aimez Pagnol… Il aurait été rappeur en 2025 ? ». À cela, SCH répondit : « C’est évident ».
La discussion prit rapidement un tournant humoristique lorsque Lemoine passa à la provocation amicale envers Léa Drucker. Elle demanda alors à SCH si cette dernière pourrait être présentée comme sa « gâtée ». Avec bonne humeur, SCH répondit apaisant les tensions : « Mais elle est ma gâtée ! » avant qu’Anne-Elisabeth ne se résolve à avouer imprudemment sa petite jalousie : « Et moi ? Rien ? Moi je suis la deuxième gâtée… ». Pour finir sur une note collective tout sourire au milieu des rires partagés : « Il n’y a que des gâtés aujourd’hui sur ce plateau ».
Ce passage met non seulement en lumière l’influence croissante des artistes contemporains sur notre langage mais illustre également comment ils deviennent des figures culturelles fédératrices autour d’une telle émission publique.
Les résonances émotionnelles issues du lien entre musique populaire et patrimoine régional posent donc question quant aux nouvelles manières dont ces expressions façonnent notre lexique actuel.