La Cour pénale internationale (CPI) est le tribunal international chargé de juger les crimes les plus graves, tels que les crimes de guerre et les génocides. Bien qu’elle ait émis plusieurs mandats d’arrêt, son efficacité reste limitée par l’absence de coopération de certains États membres. Actuellement, des figures politiques comme l’ancien président philippin Rodrigo Duterte et le président russe Vladimir Poutine sont sous enquête.
Qu’est-ce que la CPI et quelles sont ses fonctions ?
La Cour pénale internationale (CPI) a été créée en vertu d’un traité signé en 1998. Elle est considérée comme le tribunal pénal suprême du monde, ayant pour mission d’enquêter sur les actes qualifiés « crimes les plus graves » qui touchent l’humanité. Ces infractions incluent notamment les crimes de guerre, le génocide, ainsi que les crimes contre l’humanité.

Située à La Haye, aux Pays-Bas, la CPI ne peut pas exécuter ses décisions seule; elle dépend entièrement des États membres pour procéder aux arrestations et garantir la mise en œuvre des mandats émis. À ce jour, 125 pays ont ratifié le statut de Rome, tout en étant parfois réticents à appliquer ces lois sur leur sol.
Un cas notable est celui de Rodrigo Duterte, ancien président des Philippines, actuellement arrêté pour son rôle présumé dans des crimes contre l’humanité.
Quels pays ne respectent pas la CPI ?
Plusieurs puissances mondiales telles que les États-Unis, la Chine, la Russie, l’Inde et Israël ne sont pas signataires du traité et refusent souvent d’appliquer ou de honorer ses mandats d’arrêt.
Récemment, la Hongrie a annoncé son intention de quitter la CPI, devenant ainsi potentiellement le premier membre de l’Union européenne à se retirer. Selon Fadi El Abdallah, porte-parole de la Cour : « La Hongrie reste sous l’obligation de coopérer avec la CPI ».
Des pays comme le Burundi et les Philippines se sont également retirés après avoir fait face à des enquêtes menées par la CPI concernant leurs dirigeants politiques.
Les responsables poursuivis par la CPI
La CPI a rendu publics un total approximatif de 60 mandats d’arrêt depuis sa création. Environ une moitié concerne des individus toujours recherchés, tandis que certains autres sont décédés ou incarcérés.
Tout récemment en novembre dernier, deux mandats ont été publiés visant des responsables israéliens dont Benjamin Netanyahu ainsi qu’un mandat visant Muhammad Deif du Hamas – ce dernier a perdu sa vie dans un bombardement israélien.
Par ailleurs, signalons aussi que cette année 2023 marque une étape importante avec l’émission de mandats d’arrêt visant Vladimir Poutine ainsi qu’un autre haut responsable lié aux circonstances entourant l’enlèvement et l’expulsion majeure d’enfants ukrainiens dans ce contexte global chaotique résultant du conflit…
Au Kenya, William Ruto avait été inculpé mais son procès fut abandonné en 2016 alors même qu’il était déjà devenu président.
Les inquiétudes concernant Omar Hassan Al-Bashir
Omar Hassan Al-Bashir fait toujours face à des accusations au Soudan liées au coup d’État historique qui lui avait permis de devenir une puissance durant près de trois décennies. Sa situation reste préoccupante.