Chanteur face à la controverse : Amir brise le silence aux Francofolies de Spa
- Amir a pris la parole lors des Francofolies pour défendre le dialogue et la paix face au boycott.
- Une polémique s'est déclenchée à cause de ses convictions liées au conflit israélo-palestinien.
- Il a exprimé son émotion et son souhait que la musique rassemble, malgré la controverse.
- Les organisateurs et sa maison de disques dénoncent une haine antisémite contre lui.

Le chanteur franco-israélien Amir a pris la parole sur scène lors des Francofolies de Spa, le 18 juillet 2025, pour réagir à l’appel au boycott lancé contre lui en raison de sa prise de position dans le conflit israélo-palestinien. Malgré les critiques, Amir a exprimé son souhait de favoriser le dialogue et la paix.
Retour sur un appel au boycott controversé
La polémique autour d’Amir a émergé quelques jours avant le festival lorsqu’une lettre ouverte signée par dix artistes dénonçait sa présence en raison de ses convictions politiques liées au conflit israélo-palestinien. Ce vendredi-là, après avoir interprété sa chanson « Ce soir », Amir s’est adressé au public, ému : « Depuis quelques jours, je découvre parfois que l’amour, cela fait douter. Je respecte ceux qui s’opposent à moi, mais je pense que pour pouvoir avancer, il faut savoir s’écouter. »
Il a ensuite ajouté : « Le dialogue, c’est nettement préférable aux interdits et au boycott. C’est très important d’utiliser notre place d’artiste pour être exemplaire. Car je ne connais qu’une seule réponse à la haine, c’est l’art ». Sa prestation était manifestement teintée d’émotion alors qu’il demandait au public « que l’on ne chante que d’une seule voix et que ce chant s’élève beaucoup plus fort que le tumulte ».
Une expérience marquante pour Amir
Amir a également partagé son appréhension avant de monter sur scène en déclarant : « Après des années de scène, c’est la première fois que je monte sur scène avec une appréhension ce soir ». Il a néanmoins semblé rassuré par l’accueil chaleureux du public.
Parmi les absents notables du festival se trouvait Yoa, chanteuse franco-suisse, qui avait annulé sa participation plusieurs jours auparavant. Elle avait justifié cette décision en affirmant : « Mes convictions sociales, politiques et humanistes vont à l’encontre du fait de partager la scène avec un artiste qui ne reconnaît pas le génocide en cours en Palestine ».
Réactions autour du contexte polémique
La maison de disques d’Amir, Parlophone, a vivement réagi à cet appel au boycott. Dans un communiqué officiel elle évoque « un déferlement de haine antisémite » et rappelle qu’« Amir n’a pas choisi sa nationalité » tout en prônant les valeurs humaines dans ses chansons.
De son côté, la direction des Francofolies a précisé qu’elle comprend les préoccupations soulevées par certains citoyens et artistes concernant les engagements politiques des artistes présents tout en assurant qu’« aucune prise de parole propagandiste n’a jamais été observée sur scène » lors des performances d’Amir.
Cette situation met ainsi en lumière les défis auxquels sont confrontés les artistes dans leur engagement politique et artistique face aux tensions sociopolitiques actuelles.