Antitrust : Apple répond avec fermeté aux accusations du DOJ
Apple a présenté sa réponse au ministère de la Justice (DOJ) concernant les accusations d’abus de position dominante sur l’App Store et d’autres plateformes. Dans ce contexte, la société conteste vigoureusement chaque accusation formulée contre elle, affirmant que le DOJ « est faux » dans ses allégations.

Le procès, qui s’est ouvert il y a un an, accuse Apple de pratiques monopolistiques liées à plusieurs aspects de son écosystème. S’opposant à ces affirmations, Apple déclare que les plaintes proviennent d’un petit nombre de développeurs influents cherchant à bénéficier des innovations offertes par l’iPhone.
Les principaux arguments du DOJ
Dans sa réponse détaillée, Apple évoque les cinq points centraux soulevés par le DOJ :
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Le DOJ affirme qu’Apple étouffe le succès des « super applications », alors même que ces dernières sont encouragées et existent déjà sur l’App Store.
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Le DOJ prétend qu’Apple bloque les jeux de streaming cloud. Pourtant, ceux-ci sont autorisés via le web ainsi que sur l’App Store.
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Le DOJ soutient qu’Apple dégrade les applications de messagerie tierces ; or elles sont largement accessibles et populaires sur iPhone.
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Le DOJ indique qu’Apple limite certaines fonctionnalités des montres intelligentes tierces, bien qu’elles puissent se synchroniser efficacement avec l’iPhone.
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Enfin, le DOJ soutient qu’Apple restreint l’accès aux fonctionnalités nécessaires pour permettre aux portefeuilles numériques tiers d’utiliser la technologie TAP-To-Pay.
Réfutation point par point
La réponse d’Apple se déroule en 236 paragraphes où chaque affirmation du ministère est discréditée un par un. Tout en reconnaissant sa création en 1976, la société rejette catégoriquement toute insinuation selon laquelle elle aurait peur de la concurrence ou chercherait à créer un marché jalousé.
Elle rappelle également que ses choix en matière d’écosystème visent à garantir une sécurité et une confidentialité optimales pour ses utilisateurs tout en maintenant une différenciation concurrentielle pertinente sur le marché.
Anticipations futures
En marge des critiques émises par le procès actuel, Apple continue d’expliquer son modèle commercial comme étant basé sur l’équilibre entre innovation et respect des réglementations existantes. Cependant, Face au défi actuel du DOJ, il pourrait être contraint de réexaminer certaines politiques afin de répondre aux attentes croissantes concernant plus d’ouverture pour les développeurs tiers.
Ce dossier antitrust risque donc de s’étendre dans le temps et devrait continuer à alimenter les débats autour des pratiques commerciales des géants technologiques tout comme cela a eu lieu en Europe récemment avec la loi sur les marchés numériques.
À terme, cette affaire pourrait redéfinir la manière dont Apple interagit avec ses concurrents et modifie ses propres structures internes pour rester conforme aux règles imposées par les instances légales américaines.