L'arrestation d'un journaliste kurde ravive les inquiétudes sur la liberté de la presse

Le Comité pour la protection des journalistes appelle à la libération de Hassan Zaza.

  • Le Comité pour la protection des journalistes appelle à la libération de Hassan Zaza.
  • Hassan Zaza, journaliste kurde, a été arrêté par les forces de sécurité syriennes.
  • La directrice régionale du CPJ demande des garanties sur la sécurité de Zaza.
  • Hassan Zaza a été enlevé chez lui vendredi dernier et collabore avec Ronahi TV.

L’arrestation d’un journaliste kurde ravive les inquiétudes sur la liberté de la presse

Le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) a exhorté les autorités syriennes à clarifier les raisons de l’arrestation du journaliste kurde Hassan Zaza. Interpellé à Damas, son détention est qualifiée d’arbitraire par l’ONG qui exige des garanties sur sa sécurité.

Une arrestation controversée

L’ONG CPJ a annoncé lundi que Hassan Zaza, interpellé par les forces de sécurité syriennes, fait l’objet d’une détention secrète sans explication officielle. La directrice régionale du CPJ, Sara Qudah, a déclaré : « La détention secrète du journaliste Hassan Zaza, sans la moindre explication de la part des responsables syriens, s’inscrit dans une politique systématique d’intimidation de la presse ».

Elle a ajouté : « Les autorités syriennes doivent immédiatement révéler où se trouve M. Zaza, garantir sa sécurité et abandonner toute accusation liée à son activité journalistique ». Selon le ministère syrien de l’Information, représenté par Mohammad Al-Saleh, cette arrestation serait « liée à des préoccupations sécuritaires et sans rapport avec son travail de journaliste ».

Enlevé chez lui vendredi

Hassan Zaza, qui édite le site d’actualités Noos Social, a été enlevé chez lui vendredi dernier. Al-Saleh a indiqué qu’il pourrait être relâché cette semaine si aucune charge n’était retenue contre lui.

Zaza était récemment revenu à Damas après avoir vécu dans le nord-est du pays sous contrôle kurde suite à la chute du président Bachar al-Assad en décembre dernier.

Liberté de la presse très fragile

Hassan Zaza collabore également avec Ronahi TV, une chaîne proche du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), classée comme organisation terroriste par la Turquie et considérée comme alliée des nouvelles autorités syriennes. Ces dernières ont mis fin aux décennies de domination du clan Assad pendant lesquelles la liberté d’expression était sévèrement restreinte.

En mai dernier, Reporters sans frontières (RSF) avait souligné que malgré l’apparente amélioration de quelque peu leur situation depuis le renversement d’Assad, « la liberté retrouvée des journalistes reste fragile en raison de l’instabilité politique persistante et des pressions économiques croissantes ».

Cette situation démontre combien il est crucial pour les acteurs internationaux et les ONG tels que le CPJ ou RSF de rester vigilants face aux menaces qui planent sur les journalistes en Syrie.

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