Un album marquant et énergique
Enregistré dans un studio approprié pendant sa tournée européenne, Burover représente une évolution notable dans le parcours musical de Freeman. L’artiste de 26 ans explique : « J’ai enseigné aux joueurs les chansons le jour où nous avons enregistré la plupart. mais nous avons fini par obtenir des enregistrements qui avaient de l’énergie. » Ce processus spontané contribue à la fraîcheur et à l’immédiateté du résultat final.
- Greg Freeman, 26 ans, a enregistré son nouvel album Burnover pendant sa tournée européenne.
- Il enseignait les chansons aux musiciens lors de l'enregistrement, ce qui a ajouté de l'énergie aux morceaux.
- Freeman a commencé sa carrière avec un label local en Oregon et a eu des retours positifs lors d'un concert à Chicago.
- Il explore des inspirations variées, notamment des romans policiers et des films anciens, pour alimenter sa créativité.

Un parcours étonnant
Greg Freeman a débuté sa carrière musicale il y a trois ans avec un petit label local basé en Oregon appelé Bud Tapes. À l’époque, alors qu’il travaillait dans une boulangerie près de Burlington, il avoue ne pas avoir anticipé le succès croissant de ses morceaux : « Je n’avais vraiment aucune attente pour ce dossier », confie-t-il. Pourtant, suite à des demandes pour réserver des concerts ailleurs, il décide finalement d’emmener son album sur la route. Son concert en février 2023 au bar Sleeping Village à Chicago marque un tournant décisif avec des retours extrêmement positifs du public : « Merde, c’est une très bonne foule pour une ville à 14 heures », se souvient-il.
Des inspirations variées
Après cette première tournée triomphante, Freeman prend un moment pour explorer différentes influences artistiques afin d’alimenter sa créativité. Il lit notamment les romans policiers de Jim Thompson ainsi que des poètes comme Emily Dickinson et Louise Glück. Parallèlement, il visionne aussi des vieux films comme le mélodrame culte américain Dans la chambre. Il déclare vouloir comprendre ce que signifie écrire sur la Nouvelle-Angleterre et aborde cette question délicate liée à son vécu personnel : « Qu’est-ce que cela signifie d’avoir cette expérience de ne pas avoir de maison fondée qui est liée à l’endroit où vous êtes né ? »
Les coulisses du morceau « Curtain »
Parmi ses nouvelles compositions se trouve « Curtain », dont le riff initial lui était particulièrement agréable. Inspiré par les années 70 liées à Bob Dylan, ce morceau est enrichi lors de sessions studio grâce à des arrangements incluant cornes et pianos. Sur cet album long format atteint plus de six minutes, compte tenu même d’un solo élaboré par Freeman lui-même : « Et en écoutant , nous ne voulions pas que cela se termine », raconte-t-il. Freeman compare également la création rapide de cette chanson avec celle plus laborieuse d’une autre pièce phare intitulée Gulch, pour laquelle il avoue avoir connu plusieurs nuits sans sommeil durant sa composition : « Je me souviens [d’avoir été] super énervé. après plus de trois semaines ».
Un avenir prometteur
Le calendrier chargé de Greg Freeman comprend plusieurs concerts majeurs cet été ainsi qu’une date unique en ouverture au New York City pour This Is Lorelei en juillet suivi d’une série estivale britannique puis américaine courant octobre avec le groupe Grandaddy. Avec tout cela en perspective, il conclut sur une note enthousiaste : « Je suis juste excité que plus de musique soit absente ». Avec son ascension fulgurante dans le paysage musical indépendant américain, Greg Freeman pourrait bientôt rivaliser avec des artistes tels que MJ Lenderman si Lee persiste dans cette voie fructueuse.