L’explication troublante de Mark David Chapman, l’assassin de John Lennon
Mark David Chapman, l’homme qui a abattu John Lennon en 1980, a récemment donné des explications dérangeantes sur les motifs de son crime. Lors d’une interview en 2023, il avoue que cet acte était « pour moi et moi seul » et qu’il était motivé par la popularité de la star des Beatles.
Le 8 décembre 1980, lorsque John Lennon rentrait chez lui à New York après une séance studio avec sa femme Yoko Ono, il fut abattu par Mark David Chapman. Âgé de 40 ans à l’époque, Lennon s’est vidé de son sang sur les marches de son appartement au Dakota, provoquant une onde de choc dans le monde entier.
A quelques semaines du 45e anniversaire du meurtre, Chapman explique lors d’une commission des libérations conditionnelles : « Mon crime était complètement égoïste. » À cette occasion, il a révélé avoir prévu l’assassinat deux mois avant le drame. En octobre 1980, il attendait déjà devant la résidence new-yorkaise pour éliminer la célébrité musicale. Finalement c’est le jour fatidique où il tue Lennon en lui tirant quatre balles dans le dos.
Lors des échanges avec les autorités pénitentiaires, un commissaire s’enquiert des raisons derrière son acte. En réponse, Chapman déclare : « Être célèbre, être quelque chose que je n’étais pas. Et puis j’ai réalisé qu’il y avait un objectif ici… Je n’ai pas besoin de mourir et je peux être quelqu’un. J’étais tombé si bas. » Ces révélations teintées d’un regret tardif illustrent un profond malaise qui l’a conduit à agir.
Chapman se réfère aussi au personnage fictif Holden Caulfield du roman The Catcher in the Rye, qu’il a commencé à lire peu après avoir tué Lennon. Au fil des années écoulées depuis cet événement tragique, il exprime régulièrement ses remords envers les proches de celui-ci: « C’était un être humain… je m’excuse pour la dévastation que je vous ai causée », affirme-t-il notamment lors d’une session précédente visant sa libération conditionnelle.
Aujourd’hui âgé de 70 ans et condamné à perpétuité depuis près d’une quarantaine d’années avec une récidive essuyée concernant sa demande récente pour obtenir sa libération anticipée, refusée pour la quatorzième fois, , Chapman ne pourra pas renouveler cette démarche avant 2027 après que la commission ait estimé qu’il fait preuve d’un manque prêté aux victimes: « véritables remords ou empathie significative ».
Cet assassinat laisse derrière lui une famille endeuillée : Yoko Ono ainsi que leurs fils Sean et Julian doivent composer encore aujourd’hui avec ces événements tragiques qui ont profondément marqué leur vie ainsi que celle du paysage musical mondial.