Mark David Chapman évoque ses motivations pour l’assassinat de John Lennon lors d’une audience de libération conditionnelle
Mark David Chapman a détaillé ses motivations pour l’assassinat de John Lennon, le 8 décembre 1980, lors d’une audience récente. En dépit de ses remords exprimés, sa demande de libération conditionnelle a été une nouvelle fois rejetée.
Chapman, alors âgé de 25 ans, a tué la légende des Beatles à New York, devant son immeuble du Dakota après qu’il ait passé du temps en studio avec Yoko Ono. La star a succombé immédiatement après avoir reçu quatre balles dans le dos et était déjà déclarée morte à son arrivée à l’hôpital.
En août 1981, il avait été condamné à 20 ans de réclusion à perpétuité et n’a cessé depuis lors d’intenter des demandes de libération qui ont toutes échoué. Au total, 14 demandes ont été déposées depuis sa première éligibilité en 2000.
Durant cette dernière audience, Chapman a révélé qu’il avait envisagé d’assassiner Lennon trois mois avant les faits. Il s’est envolé d’Hawaï vers New York et attendait devant le Dakota sans succès. « Ce matin du 8, je savais. Je ne sais pas comment je le savais, mais je savais juste que ce serait le jour où j’allais le rencontrer et le tuer », a-t-il déclaré.
Chapman a aussi affirmé que son acte avait été alimenté par des frustrations dues aux propos controversés de Lennon sur la popularité du groupe : « plus populaire que Jésus », ainsi que par certaines paroles jugées fausses dans la chanson « Imagine ».
Lors des audiences précédentes ou récentes tentatives de libération conditionnelle, il s’est excusé pour les conséquences tragiques qu’il avait causées : « C’était un être humain… je m’excuse pour la dévastation… ». En se remémorant cet événement tragique et regrette le mal causé aux proches dans leurs vies respectives : « Je veux juste qu’elle sache qu’elle connaît son mari comme personne d’autre », ajoutant que ce jour-là, Lennon fut « gentil » avec lui lorsqu’il avait signé un exemplaire de « Double Fantasy ».
Malgré ses excuses répétées et ses regrets considérés comme sincères par certains observateurs extérieurs au système pénitentiaire américain, la commission chargée des décisions relatives aux condamnés estime cependant que Chapman fait encore preuve d’un manque « véritables remords ou d’empathie significative », conduisant au rejet – une décision récurrente non seulement cette fois-ci mais durant chacunede ses précédentes démarches.
Le prochain appel possible est programmé pour 2027, laissant encore un long chemin avant une éventuelle rédemption accordée par les autorités judiciaires américaines.