Les forces russes ont intensifié leurs attaques sur l’Ukraine, frappant particulièrement Kiev avec une salve de près de 70 missiles et 150 drones d’attaque, causant la mort d’au moins neuf personnes et blessant plus de 60 autres. Cette offensive, qui s’est produite jeudi, est décrite comme la plus meurtrière depuis l’été dernier.
Détails de l’attaque
Des explosions se sont succédées toute la nuit, tandis que des nuages de fumée se soulevaient sur la capitale ukrainienne. Dès le matin, un missile a visé un immeuble résidentiel à deux étages contenant huit appartements. Les services d’urgence ont poursuivi les opérations pour retrouver les survivants dans les décombres. Une porte-parole du service d’urgence, Svitlana Vodolaha, a déclaré aux journalistes à 8h20 heure locale : « Nous avons creusé une autre personne. Elle est vivante ! »

Un bâtiment voisin a perdu toutes ses fenêtres sous l’impact des explosions. Nombreux étaient ces habitants qui examinaient les dégâts tout en informant leurs proches qu’ils étaient sains et saufs.
Réaction politique
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a condamné cette attaque violente en précisant que Kiev avait été particulièrement touchée par ces bombardements. Il a ajouté : « Il est extrêmement important que tout le monde dans le monde voit et comprenne ce qui se passe vraiment ». M. Zelensky devait également se rendre en Afrique du Sud pour une rencontre avec son homologue sud-africain avant son retour en Ukraine.
L’attaque marquée par sa violence intervient durant un tournant critique de cette guerre qui perdure depuis l’invasion russe lancée en février 2022. Les précédentes grèves avaient déjà pris pour cible des zones urbaines telles que Sumy et Kryvyi Rih.
Situation diplomatique compliquée
Alors qu’une trêve temporaire avait été évoquée récemment par le président russe Vladimir Poutine lors des vacances de Pâques, il apparaît désormais évident qu’il ne s’agissait pas d’un cessez-le-feu effectif étant donné l’intensification des hostilités. Mercredi dernier, des discussions sur la paix prévues à Londres ont échoué principalement parce que les États-Unis ont choisi de ne pas y assister.
Ces événements surviennent alors que l’administration Trump menace de remettre en question les négociations pacifiques actuelles ou même exige que Kiev accepte un plan favorisant Moscou au détriment des intérêts ukrainiens.
Jusqu’à présent, Volodymyr Zelensky a rejeté toute proposition qui offrirait peu ou pas d’engagements clairs concernant la sécurité future du pays face à cette agression persistante.