Smokey Robinson, icône de la Motown, est au cœur d’accusations graves portées par quatre anciennes soldats qui l’accusent de harcèlement et d’agression sexuelle. Son avocat, Christopher Frost, a qualifié ces accusations de tentatives malveillantes d’obtenir des sommes importantes.
Les accusations
Dans une déclaration envoyée à Rolling Stone mercredi, Christopher Frost a affirmé que le procès représentait « une méthode laide pour essayer d’extraire de l’argent d’une icône américaine de 85 ans – 50 millions de dollars, pour être exact ». Il a également dénoncé les méthodes employées par les avocats des plaignants lors d’une conférence de presse tenue mardi. Frost a précisé que l’équipe juridique du demandeur utilisait des « théâtres bizarres » et propagerait des « fausses allégations viles contre M. et Mme Robinson » dans le but, selon lui, « de faire enrôler le public en tant que participant involontaire au cirque des médias qu’il essaie de créer ».

Les défenseurs
L’épouse de Robinson, Frances, figure également comme co-défenderesse dans cette affaire pour avoir prétendument créé un environnement hostile ainsi que pour négligence et détresse émotionnelle intentionnelle.
Frost a prié ceux qui suivent l’affaire à « réserver le jugement à mesure que les preuves se révèlent », en promettant qu’ils aborderont les incohérences accumulées ainsi que les relations entre les plaignants.
« Nous demanderons également au tribunal de faire face à ce que dans leurs déclarations à la presse concernant M. Robinson, les avocats du demandeur ont atteint au-delà des limites des libertés permises », a-t-il ajouté. Il n’a cependant pas donné plus d’informations sur le moment où Smokey Robinson réagira aux accusations.
Les détails du procès
Le procès déposé mardi à Los Angeles détaille comment quatre femmes affirment avoir été isolées chez Robinson dans la vallée de San Fernando et Las Vegas avant d’être forcées à entrer en contact sexuel malgré leur refus explicite. Les allégations portent notamment sur agression sexuelle, batterie sexuelle, fausse emprisonnement ainsi que sur violence basée sur le genre.
L’argument des plaignants
Lors d’une conférence séparée, l’avocat John W. Harris s’est exprimé sur la gravité présumée des actes reprochés : « De toute évidence, aucune somme d’argent ne peut compenser ces femmes pour ce à quoi M. Robinson les a soumis. étant donné la gravité de l’inconduite méprisable… ce montant est clairement justifié ».
D’après la plainte déposée par trois Jane Doe désignées dans celle-ci, elles craignaient initialement dénoncer leurs abus présumés en raison du risque lié à leur emploi ainsi qu’à leur statut migratoire vulnérable. Le procès indique qu’elles étaient « intimidées » par « le statut bien connu » du chanteur ainsi que ses amis influents.
Cette affaire soulève des questions importantes quant aux dynamiques liées aux célébrités et leurs implications lors du signalement d’agressions sexuelles ou harcèlements possibles.