La transition entre le secteur public et privé devient de plus en plus complexe pour les avocats aux États-Unis. Alors que les changements d’administration entraînent traditionnellement une rotation de personnel dans les agences gouvernementales, l’époque Trump a introduit un nouveau paradigme qui affecte profondément le marché juridique.

- Les avocats ont du mal à passer du secteur public au privé.
- L'administration Trump encourage les fédéraux à quitter leurs postes.
- La demande pour les avocats spécialisés en criminalité en col blanc a diminué.
- Le marché du travail pour les avocats est très concurrentiel.
Une porte tournante bloquée
L’administration actuelle considère plusieurs milliers de travailleurs fédéraux comme des obstacles à ses objectifs, incitant à ce qu’ils « soient mis sous pression » pour quitter leurs postes. Russell Vought, un assistant clé de Trump, a déclaré : « Les mettre en traumatisme ».
Avec cette volonté de réforme est venue une priorisation de l’immigration, ainsi qu’une réduction de réglementation financière et des enquêtes sur la criminalité en col blanc. Cette dynamique a contribué à fermer certaines passerelles habituelles vers le secteur privé.
Ralentissement des opportunités
Le marché du travail pour les avocats s’est révélé être particulièrement difficile ces derniers mois. Les cabinets d’avocats à Washington D.C. et New York sont inondés par un grand nombre de candidatures provenant principalement d’ex-avocats gouvernementaux. Karen Vladeck, fondatrice de RisePoint Search Partners, informe que « la demande des cols blancs est en panne à tous les niveaux », compliquant davantage leur recherche d’emploi.
Un avocat démissionnaire a partagé son expérience : « J’avais la responsabilité de ma famille de ramener un chèque de paie ». Il lui a fallu plusieurs mois pour trouver une nouvelle position malgré un historique prestigieux.
Une baisse significative dans l’application du droit
Depuis l’administration Obama, il y a eu une chute notable dans le nombre total des poursuites pénales visant les crimes en col blanc : on est passé au fil du temps de plus de 10 000 cas annuels au milieu des années 90 à environ 4 300 actuellement. Ce climat contribue à rendre ces compétences moins attractives sur un marché déjà saturé.
Trump lui-même affiche un scepticisme envers ce type d’application légale ; son administration ayant réduit son unité dédiée aux enquêtes criminelles tout en annulant certains cas impliquant la loi sur les pratiques corruptives étrangères (FCPA).
Matthew Burke, ancien procureur fédéral désormais chez Scale LLP, relève néanmoins que sa réputation peut susciter autant des réticences que des opportunités lors du recrutement : « Il y avait sans aucun doute des portes qui m’ont été fermées. mais il y aura également des portes qui seront ouvertes ».
Des défis inégaux selon les spécialités juridiques
Malgré ces difficultés généralisées sur le marché du travail légal, certains candidats demeurent prisés grâce à leurs compétences spécifiques telles que celles liées au droit commercial international ou antitrust. Cependant, Stacey Young signale une forte concurrence parmi ceux ayant quitté le ministère notamment dans le domaine des droits civiques où peu d’opportunités se présentent volontairement.
Bien que certains aient réussi à se faire embaucher par derrière ou vont travailler auprès de mêmes particuliers issus du CFPB (bureau responsable), beaucoup cherchent encore désespérément leurs pierres angulaires avant tout emploi stable – avec seulement 2% observé récemment chez eux contre près de 20% supérieur face taux national d’employabilité dans divers secteurs.
Face à cette conjoncture compétitive exigeant une flexibilité accrue, des compétences personnelles sont nécessaires afin d’assurer la pérennité de carrière qui sera cruciale pour traverser les prochains bouleversements attendus aux niveaux économiques et gouvernementaux futurs.