La saga de Baahubali revient sur les écrans américains
La sortie en salles américaines, prévue ce vendredi, combine les deux volets de la saga « Baahubali » pour un public qui a récemment découvert le réalisateur SS Rajamouli grâce à son film « RRR », récompensé aux Oscars. Le cinéaste indien évoque dans une interview l’impact indispensable de « Baahubali » sur sa carrière et ses ambitions futures.
Un phénomène mondial
Sorti en 2022, RRR a non seulement introduit SS Rajamouli au public américain mais lui a également permis d’obtenir un Oscar pour la chanson « Naatu Naatu ». Le duo de films précédents, intitulé « Baahubali : The Epic », regroupe « Baahubali : The Beginning » (2015) et « Baahubali 2 : The Conclusion » (2017).

Rajamouli a souligné l’importance cruciale de Baahubali dans sa carrière. Selon lui, « Baahubali est le film qui m’a fait passer d’un niveau à l’autre ».
L’histoire épique
Le premier volet présente Prabhas, qui incarne Siva, sauvé bébé par une femme traversant une rivière. Élevé par une tribu villageoise, il s’attaque au roi maléfique Bhallaladeva, joué par Rana Daggubati, pour sauver la princesse Devasana (Anushka Shetty). L’âme du récit se déploie autour des thèmes épiques magnifiés par des séquences d’action audacieuses.
Les films du réalisateur sont connus pour leurs extravagantes scènes d’action. Il déclare que « l’action renforce l’émotion ». À cet égard, ses œuvres vont bien au-delà même des productions hollywoodiennes actuelles.
Des poses iconiques
Les acteurs choisissent des postures héroïques inspirées de sculptures artistiques et de mouvements historiques. Chaque pose est soigneusement pensée pour véhiculer une émotion précise au cœur des scènes climatiques.
« Toutes les poses véhiculent une sorte d’émotion », précise-t-il tout en ajoutant que ces choix sont le fruit d’une collaboration minutieuse avec des artistes conceptuels.
Une attente insupportable en Inde
En Inde, les spectateurs ont dû patienter deux ans avant que la deuxième partie soit réalisée. The Epic proposera aux téléspectateurs un montage condensé réunissant les deux films avec un entracte de 10 minutes. Certaines scènes humoristiques ont été omises pour respecter cette durée réduite.
Ces films complets sont également disponibles à la location et à l’achat numérique. Par ailleurs, Rajamouli souhaite faire découvrir Eegasorti en 2012 et centré sur le point de vue original d’une mouche domestique. « J’ai toujours dit qu’Eega était mon film préféré » , confie-t-il.
Des projets ambitieux
Cette année marque le dixième anniversaire du premier volet avec un panorama international impressionnant depuis sa sortie initiale. Sur son passage à Hollywood lors des Oscars du 12 mars 2023, il exprime : “Je n’arrive vraiment pas à mettre ça en mots.”
Actuellement plongé dans la production de SSMB29prévu pour 2027 selon ses estimations, Rajamouli reste ambitieux concernant son futur créatif aux États-Unis où il envisage aussi réaliser plusieurs suites liées à Baahubali ainsi qu’un projet original.*
« Je ne peux entreprendre qu’un seul projet à la fois, » ajoute-t-il sur ses aspirations hollywoodiennes tout en restant concentré sur SSMB29.’
L’univers fascinant créé par Rajamouli continue donc d’étendre ses horizons tout autant que ceux du cinéma indien dans un cadre global toujours plus large.