Bad Bunny fait face à une poursuite pour un sample afrobeats utilisé sans autorisation

Un conflit juridique autour de la chanson « Enséñame a Bailar » de Bad Bunny refait surface. M. Eazi, fondateur du label Empawa Africa, accuse le chanteur de Reggaeton d’avoir utilisé un extrait du titre « My My Pocket » de Joeboy sans autorisation et a déposé une plainte officielle à cet effet.

  • Un conflit juridique oppose M. Eazi à Bad Bunny concernant l'utilisation d'un sample dans « Enséñame a Bailar ».
  • M. Eazi avait déjà menacé Bad Bunny en février 2023 pour violation des droits d'auteur.
  • Le 2 mai 2024, Dera a officiellement déposé une plainte contre Bad Bunny.
  • Le conflit soulève des questions sur la protection des droits d'auteur et la reconnaissance des créateurs émergents.

Bad Bunny fait face à une poursuite pour un sample afrobeats utilisé sans autorisation

En février 2023, M. Eazi avait déjà exprimé son mécontentement en menaçant Bad Bunny d’action en justice pour violation des droits d’auteur. Il mettait alors en avant l’utilisation sans permission de la mélodie et du rythme dans la chanson populaire aux Grammy Awards « Enséñame a Bailar ». Selon lui, cette dernière interpolerait et échantillonnerait le travail de Joeboy, un artiste signé sur son label.

Après neuf mois passés à tenter des résolutions amiables infructueuses depuis mai 2022, M. Eazi a décidé de rendre public son mécontentement concernant le manque d’accréditation appropriée. Dans un communiqué, il déclare : « L’équipe d’Empawa Africa a tenté de résoudre ce problème à l’amiable depuis mai de l’année dernière avec nos équipes juridiques mutuelles [.]. Mais l’intention de Rimas Music est clairement pour s’approprier manifestement le travail d’un jeune créateur africain [.] ».

Le 2 mai dernier, après plus de deux ans sans réponse satisfaisante, Dera, productrice impliquée dans l’affaire avec sa création « Vider ma poche », a officiellement déposé une plainte contre Bad Bunny puisque les efforts pour obtenir une reconnaissance ont été ignorés par l’équipe artistique du chanteur.

Robert A. Jacobs, avocat représentant Dera, souligne que « ce n’est pas très souvent qu’un artiste musical du calibre et de la sophistication de Bad Bunny utilise la musique de quelqu’un d’autre sans autorisation ». Il ajoute que cette situation est encore plus étonnante étant donné que « l’utilisation non autorisée imprègne l’intégralité du travail » au lieu d’être simplement marginale.

L’entourage légal de Bad Bunny avait précédemment affirmé que leur échantillonnage était réalisé avec l’accord approprié via Lakizo Entertainment. Cependant, cette bataille complexe entre Lakizo et Empawa aurait entraîné des suppressions temporaires des chansons sur les plateformes numériques.

Déra quant à elle affirme que malgré leurs tentatives amicales préalables pour trouver un accord légal convenable, ils se sont heurtés au silence retentissant des défendeurs : « [.] indiquant clairement que la seule option des demandeurs pour obtenir une réparation serait par voie judiciaire ».

Les enjeux du conflit

Le conflit soulève des questions importantes sur la protection des droits d’auteur et la reconnaissance des créateurs émergents.

Les implications pour l’industrie musicale

Cette bataille met en lumière les défis auxquels sont confrontés les artistes indépendants et les labels de musique en Afrique, soulignant la nécessité d’une réglementation plus stricte.

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