L’Opéra de Paris lance sa saison avec deux grandes productions : « Racines » et « Giselle ». La première, qui explore le thème des origines à travers trois pièces distinctes, est présentée à Bastille. La seconde, un ballet classique emblématique, est interprétée au Palais Garnier par la danseuse étoile Dorothée Gilbert.
Racines à l’Opéra Bastille
La programmation de l’Opéra de Paris débute avec « Racines », une soirée en trois parties présentée à l’Opéra Bastille. Cette série propose une exploration des origines de la création dans le monde du ballet.

La première pièce, intitulée « Thèmes et Variations », a été créée en 1947 par George Balanchine. Elle rend hommage à la tradition classique du ballet russe tout en s’appuyant sur des morceaux de Tchaïkovski. L’atmosphère y est celle d’une salle de bal épurée où les danseurs se produisent en tutus pour les femmes et collants pour les hommes.
La deuxième œuvre au programme est « Rhapsodies », chorégraphiée par Mthuthuzeli November. Cette pièce fait son entrée au répertoire avec une musique emblématique de George Gershwin. November mélange habilement la danse classique, rendue exigeante y compris via l’utilisation de pointes, et des inspirations hip-hop ou africaines.
Enfin, « Corybantic Games », imaginé par Christopher Wheeldon, entre également au répertoire. Cette chorégraphie inspirée des corybantes dépeint des célébrations mythologiques liées à la déesse Cybèle sur un concerto pour violon de Leonard Bernstein. Bien que non narratif, ce ballet évoque les thèmes amoureux entre les danseurs vêtus d’habits blancs et rubans noirs.
Ces trois œuvres sont programmées entre le 6 octobre et le 10 novembre 2025.
Giselle au Palais Garnier
Au Palais Garnier, reprend « Giselle » , un ballet créé en 1841 par Jules Perrot et Jean Coralli. C’est Dorothée Gilbert qui incarne le rôle-titre, apportant une approche magistrale tant dans sa technique que dans son interprétation émotionnelle.
Le récit suit Giselle, une paysanne amoureuse d’un jeune homme qu’elle découvre être un duc déguisé (Albrecht). Ce dernier ne peut lui promettre mariage car il est déjà engagé avec une noble femme. La révélation du mensonge plonge Giselle dans la folie puis elle meurt tragiquement sous le choc.
Dorothée Gilbert se distingue comme « magnifique ballerine mais aussi […] exceptionnelle interprète », capable d’incarner toute la profondeur émotionnelle du personnage face à Hugo Marchand qui joue Albrecht. Leur duo captive le public notamment grâce aux talents dramatiques que montre Gilbert : “Elle joue […] tour à tour l’ingénue l’amoureuse blessée”.
Le spectacle accueille ses spectateurs entre le 28 septembre et le 31 octobre 2025.
Les performances contrasteront efficacement avec celles très contemporaines présentes lors de cette nouvelle saison viennoise dédiée aux racines historiques du ballet tout en mettant également sous les projecteurs ces œuvres intemporelles qui continuent d’émouvoir générations après générations.