Chapô
Le président de Yardeni Research, Ed Yardeni, prédit que le prix du lingot d’or pourrait atteindre 10 000 dollars d’ici la fin de la décennie. Pendant ce temps, les Philippines débattent de l’opportunité d’encaisser une partie de leur or alors que les prix battent des records sur le marché international.

Les enjeux des réserves d’or aux Philippines
La question de la gestion des réserves en or des Philippines est devenue cruciale. Selon Benjamin Diokno, membre du Conseil monétaire et ancien gouverneur de la banque centrale philippine, « Nos avoirs en or sont déjà excessifs ». L’or représente environ 13% des 109 milliards de dollars des réserves internationales brutes de la Bangko Sentral ng Pilipinas, soit une proportion supérieure à celle des autres pays asiatiques. Idéalement, Diokno estime que cette part devrait se situer entre 8 et 12%.
Les Philippines avaient considérablement renforcé leurs avoirs lorsque le prix du lingot s’élevait autour de 2 000 dollars l’once troy, mais celui-ci a désormais plus que doublé pour atteindre un pic à plus de 4 380 dollars. Cependant, il est repassé sous les 4 000 dollars, notamment suite à un apaisement des tensions géopolitiques et à un profit réalisé par certains investisseurs.
Diokno a exprimé ses préoccupations : « Tu ne devrais pas déjà vendre ? Que se passera-t-il si le prix baisse ? » Cette déclaration met en lumière les débats internes au sein de la banque centrale concernant la possibilité d’encaisser ou non une partie des avoirs en or.
En janvier 2024, avant les fluctuations actuelles du marché, la banque centrale avait vendu une fraction significative de ses actifs aurifères. Elle avait soulevé certaines critiques mais défend maintenant sa stratégie active pour gérer ces réserves essentielles pour répondre aux besoins économiques.
Eli Remolona, l’actuel gouverneur de la banque centrale philippine, relativise ces achats : « Nous ne spéculons pas sur les prix de l’or », ajoutant qu’il constitue malgré tout une couverture utile dans un portefeuille diversifié. En effet, l’or reste actuellement valorisé avec une hausse chiffrée à environ 52% cette année, dont près de 30% dans les deux derniers mois.
Les hausses récentes sont largement attribuées aux acquisitions massives réalisées par diverses banques centrales à travers le monde et au climat global incertain qui persistent depuis plusieurs années, conséquence directe notamment des sanctions contre la Russie ou encore sous l’administration Trump face aux craintes liées à la dette américaine.
Néanmoins, Goldman Sachs anticipe également après cette période prospère une correction potentielle sur le marché avec éventuellement un recul dû aux mouvements spéculatifs ainsi qu’aux comportements observés dans le secteur argentier (marché parallèle). La banque prévoit cependant que défis mondiaux continueront d’inciter banques centrales et investisseurs institutionnels à accroître leur exposition envers ce métal précieux qui pourrait culminer vers 4 900 dollars l’once d’ici fin 2026, selon ses analyses.
Enfin, parmi ceux qui soutiennent encore fermement cette tendance haussière se trouve Ed Yardeni lui-même qui voit même cet actif s’établir vers cette barre mythique annoncée précédemment : « Je m’attends à ce que ça atteigne jusqu’à 10 000 $ l’once d’ici fin décennie ». Toutefois tous ne partagent pas cet optimisme ; Capital Economics pronostique plutôt un déclin éventuel du métal doré orchestrant sa propre « mini-récession » , estimant pouvoir descendre autour des **3 500 dollars l’once» vers dernièrement date mentionnée aussi…
Un avenir incertain qui laisse donc planer beaucoup d’interrogations tant pour Les Philippines profits-perçus chaotiques durant étape présente comme acteurs globaux Doing-Actions – choisis tactiques !