Batman, emblématique super-héros de DC Comics, est réputé pour son engagement envers sa règle du « non-assassinat ». Pourtant, plusieurs adaptations cinématographiques ont montré un visage plus sombre du personnage, le poussant à enfreindre cette règle lors de confrontations violentes. Cet article fait le point sur sept moments clés où Batman a franchi cette limite.

Des débuts violents avec le Joker
Dans Batman (1989), le Chevalier Noir interprété par Michael Keaton se confronte au Joker (Jack Nicholson). Lors d’une attaque contre ses sbires, Batman utilise une bombe lancée depuis la Batmobile. Ce geste ne tue pas seulement les hommes de main mais détruit également l’installation Axis Chemical. Peu après, il s’attaque directement au Joker en l’attachant à une gargouille ; ce dernier chute et trouve la mort, un acte qui constitue une vengeance personnelle pour Bruce Wayne.
Une suite tout aussi fatale
Dans Batman Returns (1992), Keaton reprend son rôle et continue sur sa lancée meurtrière. Il brûle un cracheur de feu et cause l’explosion d’un homme fort après lui avoir mis trois bâtons de dynamite dans la ceinture. Ces actes illustrent un Batman quelque peu dénué de scrupules.
Harvey Dent face à un Batman éprouvé
En 1995 avec Batman ForeverVal Kilmer incarne un Bruce Wayne qui, malgré les circonstances dramatiques, provoque indirectement la chute mortelle de Harvey Dent/Two-Face (Tommy Lee Jones) en jouant avec des pièces de monnaie pour le distraire. Cet incident perpétue l’idée que même sans intention directe de tuer, Batman participe néanmoins à des décès.
Un retour aux origines douloureuses
Batman Begins (2005) réinvente le personnage avec Christian Bale dans le costume. Après avoir appris que la League of Shadows prône l’élimination des criminels, Bruce Wayne détruit leur temple dans une explosion spectaculaire qui entraîne sûrement la mort de plusieurs membres indésirables. Bien qu’il n’y ait pas d’assassinat direct ici non plus, cela soulève encore des questions quant au respect du code moral du héros.
Une confrontation tragique
Dans The Dark Knight (2008), Harvey Dent revient sous les traits d’Aaron Eckhart. Après avoir été défiguré par Le Joker (Heath Ledger), il menace la famille du commissaire Gordon (Gary Oldman). Lorsque Batman intervient pour stopper Two-Face avant qu’il ne commette ses meurtres spéciaux prévus pour venger ses cicatrices profondes causées par injustices passées; cela mène à sa chute fatale, encore une fois soulevant la question éthique sur les actions de notre héros.
L’intensité destructrice du DC Extended Universe
Le film Batman v Superman : Dawn of Justice (2016) met en scène Ben Affleck dans le rôle titulaire qui semble avoir complètement abandonné son idéologie pacifiste lorsqu’il affronte Lex Luthor (Jesse Eisenberg). Dans des scènes marquantes où il attaque impitoyablement divers ennemis au cours d’une cascade automobile ou alors qu’il utilise tout type d’armes telles qu’un lance-flammes ; son caractère futuristique se transforme effectivement en celui d’un combattant très violent sans hésitation pesable vis-à-vis des conséquences liées à ces actes soit-disant héroïques.
Un constat demeure : chaque itération cinéma exacerbe les conflits intérieurs hérités depuis longtemps chez Bruce Wayne mais témoigne également comment ces versions modernes négligent souvent certaines bases fondamentales imposées autrefois aux héros comme symboles forts représentant justice morale plutôt que celle basée sur impulsivité assez cruel selon leurs récits respectifs.