Le groupe The Who a fait parler de lui cette semaine après avoir annoncé le départ de leur batteur Zak Starkey, avant de revenir sur leur décision trois jours plus tard. Cette situation met en lumière l’instabilité du groupe au fil des décennies et la complexité des relations personnelles entre ses membres.
Un retournement rapide
La séparation annoncée de Zak Starkey, batteur emblématique du groupe depuis 1996, ne dura que très peu de temps. Selon un communiqué, « Ils ont beaucoup d’admiration pour lui et lui souhaitent le meilleur pour son avenir. » Cependant, des problèmes de communication « personnels et privés » ont rapidement conduit à un revirement : « Nous sommes une famille, cela a pris trop d’ampleur », a déclaré Pete Townshend.

Leurs changements de line-up sont bien connus ; certains membres duraient plusieurs années tandis que d’autres n’étaient là que temporairement.
Les débuts avec Harry Wilson
The Who trouve leurs racines dans les années 1950 sous le nom Detours, fondé par Roger Daltrey et ses camarades. Leur tout premier batteur, Harry Wilson, joua avec eux jusqu’en 1962 avant d’être remplacé par Doug Sandom lorsque Wilson partit en vacances. Daltrey confia dans son autobiographie qu’il se sentait mal pour Wilson mais « le groupe devait passer en premier ».
Wilson n’a pas gardé de rancune et a même continué à entretenir une amitié avec Daltrey jusqu’à sa mort. Devenu décorateur de scène après sa carrière musicale, il collabora aux productions telles que Mr Bean.
Doug Sandom au sein des Who
Sandom rejoignit les Detours en 1962 et contribua à leur ascension vers la renommée qui les mènera à devenir The Who en 1964. Il quitte cependant le groupe sous pression lorsqu’une opportunité d’enregistrement est menacée. Townshend exprima plus tard ses regrets quant à ce départ précipité.
Malheureusement, il existe peu d’enregistrements datés de cette période.
L’ére Keith Moon
Le véritable tournant survint avec l’arrivée du mythique Keith Moon en avril 1964. Après avoir été repéré lors d’un concert où il impressionna immédiatement Daltrey par sa technique novatrice, Moon transforma la dynamique du groupe pendant treize ans jusqu’à sa mort tragique due à une overdose en septembre 1978.
« Son mathématiques étaient issues d’une autre planète », disait Daltrey évoquant son ami décédé dont l’héritage continue tout au long des décennies suivantes.
Autres changements : Kenney Jones et Simon Phillips
Après Moon, le parcours fut difficile pour trouver un remplaçant adéquat. Kenney Jones prit finalement la relève mais Daltrey ne réussit jamais vraiment à apprécier son style comparé à celui de Moon.
Aussi notables furent les contributions passagères comme celles du batteur Simon Phillips lors des tournées ou collaborations ponctuelles qui successionnèrent tant bien que mal la légende laissée derrière par Moon.
Retour et départ tumultueux : Zak Starkey remercié puis rappelé
En définitive, Starkey fut engagé presque directement après réunification du band dans les années 90 grâce aux recommandations élogieuses entre autres venant toujours des deux figures emblématiques Roger Daltry & Pete Townshend. Bien qu’il sembla inéluctable qu’il resterait auprès du groupe indéfiniment, certaines tensions naquirent suite aux concerts récents entraînant son licenciement inattendu puis retour spectaculaire trois jours plus tard justifié étant question familiale entachées selon Terrasse autour de.
Ainsi revenant sur ces dynamiques complexes, l’histoire révélatrice souligne non seulement l’évolution interne au sein-même même telle institutionnalisation portée alors erronément indices hors normes auprès cadre musical mais également l’interdépendance ennemie impactante humain empreinte artistique titanesque évoluant toujours.